Cyber

Cryptographie post-quantique

Famille d'algorithmes conçus pour résister à un ordinateur quantique cryptographiquement pertinent, normalisée à partir d'août 2024 et dont le déploiement est encadré par des échéances publiques fixées à 2030 puis 2035.

Définition

Le discours ambiant décrit une machine qui briserait le chiffrement, formulation inexacte qui empêche de mesurer l'exposition réelle. Ce qu'un ordinateur quantique suffisamment puissant briserait est une famille précise d'algorithmes, ceux dont la sécurité repose sur la factorisation de grands entiers ou le calcul de logarithmes discrets. Le chiffrement symétrique et les fonctions de hachage se trouvent dans une situation entièrement différente, l'accélération quantique connue sur ces primitives étant quadratique et non exponentielle, ce qui revient à diviser par deux la sécurité effective et se corrige par un doublement de taille de clé. La distinction déplace l'analyse vers ce qui compte, la négociation de clé et la signature, dont la compromission suffit à lire l'ensemble d'un contenu sans jamais attaquer le chiffrement lui-même. Deux expositions doivent en outre être séparées : la confidentialité est rétroactivement vulnérable, l'authenticité ne l'est que prospectivement.

Exemple

Une organisation entamant sa migration en 2027 avec un horizon de trois ans, et protégeant des données à confidentialité de quinze ans, se trouve hors des clous par simple arithmétique.

Termes associés
Également connu sous

PQC, post-quantum cryptography, cryptographie résistante au quantique