Termes techniques de l'assurance, la réassurance, le cyber, l'IA et les risques spéciaux. Définitions académiques bilingues FR / EN.
Concentration d'expositions corrélées susceptibles de produire des sinistres simultanés à partir d'un même évènement.
Acte malveillant utilisant un système informatique pour causer un dommage, par opposition à un incident cyber non intentionnel. Terme central des clauses property LMA 5400 et 5401.
Technique employée par les logiciels malveillants pour générer automatiquement et dynamiquement un grand nombre de noms de domaine qui serviront de canaux de commande et contrôle, rendant le blocage de l'infrastructure pratiquement impossible.
Acteur malveillant, souvent étatique ou parrainé par un État, qui mène des intrusions ciblées et prolongées dans un réseau en cherchant à passer inaperçu.
Modèle de sécurité qui ne suppose aucune confiance implicite, même à l'intérieur du réseau, et vérifie chaque accès en fonction de l'identité et du contexte.
Attaque visant à saturer les ressources d'un système cible en mobilisant un réseau de machines compromises, rendant le service indisponible.
Attaque dans laquelle un tiers s'interpose secrètement entre deux parties communicantes pour intercepter, lire ou modifier les échanges à leur insu.
Attaque qui extrait des informations secrètes, typiquement des clés cryptographiques, en analysant les émanations physiques ou temporelles d'un système en fonctionnement plutôt qu'en attaquant l'algorithme lui-même.
Technique qui contourne purement et simplement la caméra en injectant un flux fabriqué dans le système de vérification.
Attaque qui compromet un fournisseur ou un composant de confiance afin d'atteindre, par ricochet, l'ensemble de ses clients.
Tactique dans laquelle un attaquant compromet un site web légitimement fréquenté par sa cible pour l'infecter à son insu, plutôt que d'attaquer sa victime directement.
Processus consistant à imputer formellement une opération cyber à un État souverain ou à des entités agissant sous sa direction ou son contrôle.
Méthode exigeant plusieurs preuves d'identité distinctes pour accéder à un système, devenue une exigence quasi systématique de souscription en assurance cyber.
Attaque combinant usurpation d'identité par courriel et manipulation pour obtenir un virement frauduleux, à la frontière entre la garantie cyber et la garantie fraude classique.
Stratégie des groupes rançongiciels consistant à cibler exclusivement de grandes organisations capables de payer des rançons très élevées.
Système informatique d'un assuré ou de ses prestataires situé hors d'un état impacté mais affecté par les effets collatéraux d'une opération cyber étatique.
Technique d'obfuscation financière consistant à convertir successivement des cryptomonnaies d'une blockchain à une autre pour masquer l'origine de fonds illicites.
Attaque de février 2024 contre une plateforme de paiements de santé américaine, archétype de l'accumulation cyber par un fournisseur partagé.
Stratégie consistant à capter aujourd'hui des flux ou fichiers chiffrés, à les stocker sans chercher à les lire, et à attendre la disponibilité d'une machine capable de les déchiffrer.
Vulnérabilité logicielle dans laquelle le comportement d'un programme dépend de l'ordre ou de la temporalité imprévue d'événements concurrents, qu'un attaquant peut exploiter pour modifier l'état du système entre une vérification et son utilisation.
Attaque automatisée qui teste en masse des paires identifiant/mot de passe issues de fuites de données antérieures pour compromettre de nouveaux comptes.
Famille d'algorithmes conçus pour résister à un ordinateur quantique cryptographiquement pertinent, normalisée à partir d'août 2024 et dont le déploiement est encadré par des échéances publiques fixées à 2030 puis 2035.
Système d'identification et de notation standardisé des vulnérabilités logicielles, utilisé pour prioriser les correctifs et évaluer la maturité de patch management d'un assuré.
Événement cyber résultant d'une défaillance logicielle ou matérielle non intentionnelle, par opposition au cyber malveillant issu d'une attaque délibérée.
Modèle décomposant une cyberattaque en étapes successives, de la reconnaissance initiale à l'action finale sur la cible.
Média synthétique, voix ou vidéo, généré par intelligence artificielle pour imiter de façon convaincante une personne réelle, devenant un vecteur de fraude et de désinformation.
Attaque saturant un service en ligne sous un flux massif de requêtes provenant de nombreuses machines, afin de le rendre indisponible.
Contrôle censé garantir qu'un humain réel et présent se tient devant la caméra, substitut numérique de la présence physique.
Technologie surveillant en continu les terminaux pour détecter, analyser et neutraliser les comportements malveillants, au-delà de l'antivirus traditionnel.
Écart accumulé entre l'état de sécurité d'un système et l'état qu'il devrait présenter, créé par des arbitrages rationnels au moment où ils sont pris et longtemps dépourvu d'échéance, de créancier et d'unité de mesure.
Technique de rançongiciel combinant le chiffrement des données et la menace de leur publication pour accroître la pression sur la victime.
Architecture permettant d'exécuter des programmes d'observation du noyau dans un espace sandboxé, évitant les risques de crash liés aux drivers kernel classiques.
Solutions de détection comportementale et de réponse aux incidents sur les terminaux et, pour le XDR, sur l'ensemble des couches de l'infrastructure.
Technique par laquelle un attaquant ou un processus obtient des droits supérieurs à ceux qui lui ont été accordés, pour accéder à des ressources normalement hors de sa portée.
Seuil défini dans les clauses LMA cyber war au-delà duquel une opération cyber étatique est considérée comme ayant eu un impact préjudiciable majeur sur un État souverain.
Transfert non autorisé de données hors du périmètre contrôlé d'une organisation, constituant la composante clé de la double extorsion et un fait générateur d'obligations réglementaires.
Vulnérabilité inconnue de l'éditeur du logiciel, pour laquelle aucun correctif n'existe encore, et qui peut donc être exploitée avant toute défense.
Durée d'indisponibilité en deçà de laquelle aucune indemnité n'est due en garantie de carence de fournisseur, souvent de huit à douze heures.
Escroquerie par courriel usurpant l'identité d'un dirigeant ou d'un fournisseur pour obtenir un virement frauduleux, sans recourir à un logiciel malveillant.
Location de capacités de falsification clé en main, mettant des attaques de qualité professionnelle entre les mains d'amateurs.
Processus d'identification, de test et de déploiement des correctifs de sécurité afin de réduire la fenêtre d'exposition aux vulnérabilités connues.
Ensemble d'opérations hostiles restant sous le seuil du conflit ouvert, conçues pour rester indéclarées, inattribuables et ambiguës.
Technique d'attaque par courriel ou message frauduleux visant à obtenir des identifiants ou à installer un logiciel malveillant, et premier vecteur d'intrusion dans les sinistres cyber.
Forme personnalisée d'hameçonnage visant une personne ou une organisation précise après reconnaissance, et principale porte d'entrée des attaques.
Ressource informatique délibérément exposée et instrumentée pour attirer, observer et analyser les attaquants sans risquer des systèmes de production.
Ensemble de pratiques et mesures de sécurité informatique minimales que toute organisation devrait mettre en place pour réduire son exposition aux cybermenaces courantes.
Identité entièrement fabriquée, mêlant données réelles et inventées, dont la fraude reste longtemps invisible faute de victime pour la signaler.
Perturbation ou défaillance d'un système informatique d'origine non malveillante, par opposition à l'acte cyber intentionnel. Le write-back de la LMA 5400 couvre les dommages matériels résultant d'un tel incident.
Attaque consistant à dissimuler des instructions malveillantes dans des données traitées par un système d'IA pour détourner son comportement.
Ensemble des serveurs, protocoles et canaux de communication qu'un attaquant utilise pour piloter à distance ses implants ou ses botnets après avoir compromis des systèmes cibles.
Manipulation psychologique visant à tromper un individu pour l'amener à divulguer des informations ou à effectuer une action non autorisée, sans exploit technique.
Acteur cybercriminel spécialisé dans la revente d'accès déjà obtenus à des réseaux d'entreprise, en amont de l'attaque finale.
Mécanisme de désactivation d'urgence conçu pour arrêter immédiatement un système, un logiciel malveillant ou un modèle d'IA en cas de comportement non désiré, d'abus ou de menace pour la sécurité.
Technique d'attaque qui détourne des outils et fonctionnalités légitimes du système d'exploitation pour progresser dans un réseau, sans déposer de logiciel malveillant détectable.
Groupe cybercriminel ayant opéré le réseau de ransomware as a service le plus prolifique entre 2019 et 2024, avant son démantèlement partiel par l'opération Cronos.
Logiciel malveillant conçu pour détruire ou rendre irrécupérables les données, sans intention de rançon, souvent à des fins de sabotage ou géopolitiques.
Attaquant sophistiqué, souvent étatique, menant des intrusions ciblées, discrètes et durables, à des fins d'espionnage ou de sabotage.
Mécanisme d'authentification exigeant au moins deux facteurs de vérification distincts, réduisant drastiquement le risque de compromission de compte même en cas de vol d'identifiants.
Architecture logicielle où un pilote opère au niveau le plus privilégié du système d'exploitation, dont la défaillance provoque un arrêt immédiat et irréversible du système.
Phase d'une attaque cyber au cours de laquelle l'attaquant progresse d'un système à l'autre après une compromission initiale, pour atteindre des cibles de plus grande valeur.
Inventaire, dans un format lisible par machine, des composants logiciels entrant dans un produit, de leurs versions et de leurs vulnérabilités connues, imposé par le règlement européen sur la cyberrésilience.
Cyberattaque destructrice de 2017 attribuée aux services de renseignement militaire russes, propagée via un logiciel de comptabilité ukrainien et à l'origine des premiers grands litiges d'assurance cyber.
Opération internationale de police en février 2024 ayant démantelé partiellement l'infrastructure du groupe ransomware LockBit et identifié 194 affiliés.
Utilisation d'un système informatique par un État souverain, sur ses instructions ou sous son contrôle, pour perturber, bloquer, manipuler ou détruire des informations dans un autre système informatique.
Processus d'identification et de protection des informations qui, si elles parvenaient à un adversaire, lui permettraient de déduire des intentions, des capacités ou des vulnérabilités.
Fournisseur de services informatiques désigné par les autorités européennes de supervision comme systémique pour le secteur financier, et soumis à ce titre à un régime de surveillance directe.
Cryptomonnaie utilisant des protocoles cryptographiques avancés pour rendre les transactions et les adresses irrétraçables par défaut, contrairement au bitcoin.
Signature attachée à un contenu attestant de son origine et de son intégrité, pour authentifier le vrai plutôt que détecter le faux.
Modèle économique cybercriminel où des opérateurs louent un rançongiciel clé en main à des affiliés contre une part de la rançon.
Exercice de simulation d'attaque mené par une équipe mandatée pour tester les défenses d'un système informatique ou d'un modèle d'IA en imitant le comportement d'un adversaire réel.
Ensemble des processus et capacités mobilisés pour détecter, contenir, éradiquer et se remettre d'un incident de sécurité ; la qualité de la réponse détermine en grande partie la sévérité du sinistre.
Risque qu'un événement cyber unique affecte simultanément un grand nombre d'assurés interconnectés, générant une accumulation de sinistres corrélés non modélisable avec les outils actuariels classiques.
Ensemble de logiciels malveillants conçus pour s'implanter au niveau le plus profond d'un système, masquer leur présence aux outils de détection et maintenir un accès persistant à l'insu de l'utilisateur et du système d'exploitation.
Service indispensable au maintien des fonctions vitales d'un État souverain, notamment les institutions financières, les services de santé et les services d'utilité publique, dont la perturbation peut déclencher la qualification d'état impacté.
Plateformes de corrélation de logs et d'automatisation de la réponse aux incidents, qui réduisent les délais de détection et de traitement des menaces.
Exposition au risque cyber présente de façon implicite dans une police traditionnelle qui ne mentionne ni n'exclut explicitement le cyber.
Composant numérique partagé dont la défaillance unique peut déclencher des sinistres simultanés chez de très nombreux assurés.
Équipe de surveillance de la sécurité et de réponse aux incidents cyber, dont l'existence et la maturité constituent un critère de souscription cyber.
Capacité effective à remplacer un fournisseur par un autre, mesurée en durée de migration plutôt qu'en part de marché, et seul critère qui traduise réellement le caractère systémique d'une dépendance.
Système de contrôle industriel permettant la supervision et le pilotage à distance de processus physiques, dont la compromission peut engager des dommages physiques.
Exercice d'évaluation de la sécurité consistant à simuler une attaque réelle pour identifier les vulnérabilités avant qu'un attaquant ne les exploite.
Démarche proactive dans laquelle des analystes recherchent activement des signes de compromission dans un réseau avant qu'une alerte automatique ne les signale.
Renseignement sur les menaces cyber, regroupant la collecte et l'analyse d'indicateurs de compromission et de tactiques d'attaquants pour anticiper et détecter les intrusions.
Enregistrement de noms de domaine délibérément proches d'un domaine légitime pour tromper les utilisateurs qui commettent une faute de frappe ou qui ne vérifient pas l'URL.
Rançongiciel mondial de mai 2017 exploitant la vulnérabilité EternalBlue pour se propager automatiquement sur des réseaux non corrigés.
Couverture du risque cyber explicitement prévue et tarifée dans une police, par opposition au silent cyber.
Montant maximal que l'assureur versera pour l'ensemble des sinistres d'une période, tous évènements confondus.
Montant maximum total que l'assureur s'engage à payer pour l'ensemble des sinistres d'une même catégorie sur la durée du contrat, indépendamment du nombre d'événements survenus.
Assurance dont la prime dépend de l'usage ou du comportement réel observé, et non de seules variables indirectes de catégorie.
Police d'assurance couvrant la responsabilité personnelle des mandataires sociaux et dirigeants d'entreprise pour les fautes de gestion alléguées, ainsi que les frais de défense correspondants.
Forme d'assurance paramétrique dans laquelle le déclenchement est conditionné à la valeur d'un indice mesurable, tel qu'un cumul de pluie ou une température, sans examen du préjudice individuel.
Contrat d'assurance vie combinant une protection décès et une composante d'épargne flexible, avec primes et capital modulables.
Police ou garantie publique/privée qui protège un exportateur ou sa banque contre le risque de non-paiement d'un acheteur étranger, qu'il soit d'origine commerciale (insolvabilité) ou politique (guerre, embargo, transfert).
Deux façons de déclencher une garantie de responsabilité, selon que l'on retient la date du fait dommageable ou la date de la réclamation de la victime.
Principe imposant aux parties d'un contrat d'assurance une transparence et une loyauté renforcées, fondement de l'obligation de déclaration du risque.
Extension d'une garantie de dommages aux biens qui traite le site d'un fournisseur comme s'il appartenait à l'assuré, et ne répond donc qu'en présence d'un dommage matériel sur un site désigné.
Garantie couvrant la perte d'exploitation subie par l'assuré du fait d'un sinistre survenu non chez lui, mais chez un fournisseur ou un prestataire dont il dépend.
Disposition contractuelle qui retire du champ de la garantie certains risques, évènements ou circonstances.
Exclusion retirant de la garantie les dommages résultant d'actes de guerre, dont les versions cyber font débat depuis 2023.
Partage d'un même risque entre plusieurs assureurs sur une même ligne, ou part du sinistre laissée à la charge de l'assuré au-delà de la franchise.
Indicateur de rentabilité technique d'un assureur non-vie, rapportant la somme des sinistres et des frais aux primes acquises.
Organisme public espagnol qui indemnise les risques extraordinaires, dont les catastrophes naturelles, par une surprime obligatoire.
Contrats d'assurance vie épargne où le risque de placement est porté par l'assuré, dont l'épargne suit la valeur d'actifs sous-jacents.
En garantie base réclamation, date à partir de laquelle les faits générateurs sont couverts, les évènements antérieurs étant exclus.
Obligation de l'assuré de décrire exactement le risque à la souscription et d'en signaler les aggravations, dont le manquement peut réduire ou annuler la garantie.
Période initiale après un sinistre durant laquelle la garantie ne joue pas encore, équivalent temporel d'une franchise, fréquent en perte d'exploitation.
Mandat par lequel un assureur confie à un tiers le pouvoir de souscrire des risques en son nom, dans des limites définies, pour gagner en agilité et accéder à des niches.
Perte de valeur qui subsiste après la restauration d'un bien endommagé, indemnisée en sus du coût de réparation dans les polices d'œuvres d'art.
Atteinte à l'intégrité physique d'une personne, irréversible et lourdement indemnisée, qui distingue le sinistre grave du simple dommage matériel.
Couverture allemande des dommages d'éléments naturels, longtemps facultative et au centre du débat sur une assurance obligatoire.
Clause contractuelle excluant de la couverture d'assurance les pertes directement ou indirectement causées par une guerre, une guerre civile, une rébellion ou un acte d'hostilité entre puissances souveraines.
Mécanisme californien d'assurance résiduel garantissant une couverture aux propriétaires refusés par le marché privé, devenu la principale ligne de défense contre le risque incendie dans les zones exposées.
Dispositif par lequel la puissance publique reprend à sa charge la part catastrophique d'un risque que le marché privé ne peut absorber.
Dispositif britannique de réassurance des risques d'inondation visant à maintenir l'assurabilité des logements les plus exposés.
Fonds français finançant la prévention des risques naturels majeurs, alimenté par un prélèvement sur les primes d'assurance catastrophe.
Part du sinistre qui reste à la charge de l'assuré avant l'intervention de l'assureur, instrument de tarification et de maîtrise de l'aléa moral.
Obtention indue d'une indemnité ou d'une couverture par tromperie, coût structurel du secteur que l'IA générative transforme en production de masse.
Prolongation de la période durant laquelle des réclamations peuvent être déclarées après l'expiration d'un contrat base réclamation, pour des faits antérieurs.
Pool de coréassurance français couvrant les risques d'attentats et actes de terrorisme, adossé à la garantie illimitée de l'État via la CCR.
Garantie qui protège une organisation contre la perte financière causée par l'indisponibilité d'une personne dont dépend une part importante de sa valeur.
Tendance de fond à l'augmentation du coût des indemnités judiciaires au-delà de l'inflation économique, sous l'effet de jurys plus généreux, d'avocats plus agressifs et de modes de financement du contentieux.
Condition légale selon laquelle l'assuré doit avoir un intérêt économique à la non-survenance du risque pour que le contrat d'assurance soit valable.
Comité du marché de Londres qui désigne les zones à risque de guerre maritime et révise les lignes directrices de couverture, parfois chaque semaine.
Famille de branches d'assurance couvrant le risque juridique, financier et réputationnel des entreprises et de leurs dirigeants, dont la D&O, la RC Pro, la fraude et la responsabilité transactionnelle.
Rapport entre la charge de sinistres et les primes acquises, mesurant le coût pur du risque pour l'assureur.
Entité agréée par la Lloyd's Market Association chargée de gérer un ou plusieurs syndicats Lloyd's et d'autoriser les souscriptions en leur nom.
Mécanisme par lequel les primes d'une communauté d'assurés financent les sinistres de quelques-uns, fondement de la technique assurantielle.
Programme fédéral américain d'assurance inondation, structurellement déficitaire et engagé dans une réforme de tarification au risque.
Principe du contrat de sauvetage maritime selon lequel le sauveteur n'est rémunéré que s'il sauve effectivement quelque chose, en proportion de la valeur sauvée.
Garantie couvrant la perte de marge et les frais supplémentaires subis par une entreprise dont l'activité est interrompue.
Contrat dédié à un risque spécifique, distinct des polices traditionnelles, comme une police cyber autonome.
Mutuelle de réassurance du terrorisme adossée à la garantie de l'État britannique, créée en 1993 après les attentats de l'IRA à Londres.
Surprime négociée voyage par voyage pour le passage d'un navire dans une zone de guerre, révisable en temps quasi réel.
Principe fondamental selon lequel l'indemnité d'assurance ne peut excéder le préjudice effectivement subi, visant à remettre l'assuré dans sa situation antérieure sans l'enrichir.
Estimation de la perte la plus élevée qu'un risque peut raisonnablement subir dans des conditions défavorables mais plausibles.
Écart entre les pertes économiques totales causées par un risque et la part effectivement couverte par des contrats d'assurance.
Dispositif public-privé français instauré en 1982 permettant d'assurer les dommages de catastrophes naturelles via une surprime obligatoire et la garantie illimitée de l'État.
Produit d'épargne retraite investi en supports de marché, assorti de garanties planchers de revenu ou de capital coûteuses à couvrir.
Produit versant un revenu garanti jusqu'au décès, qui transfère à l'assureur le risque de longévité que l'individu ne sait pas gérer seul.
Police couvrant la responsabilité d'un professionnel pour les dommages causés à des tiers dans le cadre de l'exercice de son activité, en cas d'erreur, omission ou faute.
Péril de mouvement de terrain lié aux variations d'humidité des sols argileux, source croissante de sinistres aggravée par le changement climatique.
Risque économique et financier associé au processus de décarbonation de l'économie, distinct du risque physique climatique : dépréciation d'actifs fossiles, évolutions réglementaires, litiges en responsabilité.
Risque qui frappe simultanément un grand nombre d'assurés et échappe à la mutualisation, par opposition au risque particulier.
Risque d'atteinte à l'opinion que les tiers entretiennent sur une entreprise, actif intangible que l'assurance ne peut indemniser directement.
Activité consistant à secourir un navire et sa cargaison en péril, financée par l'assurance parce qu'elle réduit le sinistre que l'assureur aurait à payer.
Exposition à la tempête solaire ni exclue ni couverte affirmativement par les polices de dommages, sur le modèle du silent cyber.
Flux régulier de petits sinistres fréquents qui donne à un portefeuille une moyenne stable et prévisible.
Sinistres déjà survenus mais pas encore déclarés à l'assureur, qui doivent être provisionnés par estimation.
Processus par lequel un assureur évalue un risque, décide de l'accepter ou de le refuser et en fixe les conditions tarifaires et contractuelles.
Plafond spécifique, inférieur à la limite globale, applicable à une garantie ou à un type de sinistre particulier.
Mécanisme par lequel l'assureur, après avoir indemnisé son assuré, se substitue à lui pour récupérer la somme auprès du tiers responsable du dommage.
Technologie de captation des données de conduite, par boîtier ou smartphone, qui alimente la tarification comportementale.
Empilement de plusieurs assureurs sur des tranches successives de garantie pour atteindre une limite globale que nul ne porterait seul.
Loi américaine de 2002 instaurant un mécanisme fédéral de backstop pour les sinistres terroristes dépassant la capacité privée du marché d'assurance.
Convention par laquelle assureur et assuré fixent à la souscription le montant qui sera versé en cas de perte totale, sans nouvelle expertise au jour du sinistre.
Condamnation judiciaire d'un montant extrême, généralement supérieur à dix millions de dollars, que les analystes considèrent comme disproportionné au regard des précédents comparables.
Exclusion visant les dommages résultant de l'instabilité ou de la dégradation naturelle de l'objet lui-même, par opposition à une cause extérieure accidentelle.
Mécanisme contractuel par lequel certains risques initialement exclus d'une police sont partiellement ou totalement réintégrés dans la couverture par une clause ou un endossement spécifique.
Méthode de tarification fondée sur la sinistralité historique observée sur une tranche, rapportée à une assiette de primes.
Réassureur public français détenu intégralement par l'État, offrant une garantie de dernier recours illimitée pour les risques catastrophiques jugés inassurables par le seul marché privé.
Filiale créée par un groupe pour assurer ou réassurer ses propres risques plutôt que de les transférer entièrement au marché.
Obligation dont le remboursement du capital est conditionné à la non-survenance d'une catastrophe prédéfinie.
Premier mécanisme régional de partage du risque catastrophe pour des États caribéens, opérant via des cat bonds paramétriques adossés à la Banque mondiale depuis 2006.
Rapport sinistres cédés / primes cédées, mesurant la rentabilité du traité du point de vue du réassureur.
La cession est le transfert de risque de l'assureur au réassureur ; la rétrocession, son transfert du réassureur à un autre réassureur.
Obligation réglementaire faite aux assureurs de céder une fraction déterminée de leurs traités à un réassureur national, régional ou continental.
Clause obligeant le réassureur à suivre le sort de la cédante et à honorer les règlements qu'elle a effectués de bonne foi, sans réexaminer chaque dossier.
Clause de réassurance bornant dans le temps ce qui constitue un même sinistre, généralement 72 ou 168 heures selon le péril.
Rétrocession par le réassureur d'une partie de son bénéfice à la cédante lorsque la sinistralité du traité est favorable.
Sommes que le réassureur reverse à la cédante en réassurance proportionnelle, pour partager les frais et récompenser la qualité du portefeuille apporté.
Tranche de couverture définie par une rétention et une limite, au-delà de laquelle les sinistres sont pris en charge par le réassureur.
Principe selon lequel les conditions d'un traité de réassurance doivent refléter fidèlement celles des polices directes cédées, assurant une cohérence parfaite entre les deux niveaux de couverture.
Mécanisme déclenchant l'indemnisation lorsqu'un paramètre physique mesurable franchit un seuil prédéfini, sans expertise du dommage réel.
Mécanisme de réassurance traité par lequel le réassureur s'aligne sur les conditions d'exclusion de la police directe sous-jacente, à condition que celle-ci soit conforme à des standards définis.
Mise en commun de risques décorrélés permettant de porter des engagements colossaux avec des fonds propres modestes, ressource vitale de la réassurance.
Forme de réassurance non proportionnelle où le réassureur couvre la partie du sinistre dépassant la rétention, jusqu'à la limite de couverture.
Montage où un assureur agréé localement émet une police puis en rétrocède l'essentiel à un réassureur ou à une captive ne disposant pas de cet agrément.
Classe d'instruments financiers transférant un risque assurantiel aux marchés de capitaux, dont les catastrophe bonds sont l'exemple type, permettant aux investisseurs institutionnels d'accéder au rendement du risque d'assurance en dehors du bilan des réassureurs traditionnels.
Caractère des branches de responsabilité dont les sinistres se règlent des années après la souscription, ce qui laisse l'inflation se composer sur toute la période.
Loss ratio calculé sur sinistres et primes nets de réassurance, reflétant la performance réelle de la cédante après transfert du risque.
Titre transférant aux marchés de capitaux le risque de surmortalité brutale, par exemple liée à une pandémie.
Nombre d'années de prime nécessaires pour amortir un sinistre plein de couche, inverse du rate on line.
Seuil de sinistre à partir duquel une tranche de réassurance commence à intervenir.
Assiette de primes brutes sur laquelle est calculée la prime d'un traité non proportionnel par application d'un taux.
Part des primes transférée aux réassureurs en contrepartie de leur participation aux sinistres.
Primes brutes diminuées des primes cédées, représentant le revenu de prime effectivement conservé par la cédante.
Traité de réassurance proportionnel où le réassureur partage un pourcentage fixe de chaque prime et de chaque sinistre.
Rapport entre la prime d'une tranche de réassurance et sa portée, mesurant le prix relatif de la couverture.
Traité de réassurance non-proportionnel qui protège un cédant contre l'accumulation de pertes sur un même événement catastrophique au-delà d'une rétention donnée.
Réassurance dont l'engagement est intégralement garanti par un collatéral déposé, souvent par des investisseurs des marchés de capitaux, éliminant le risque de crédit du réassureur.
Mode de réassurance négocié risque par risque, où le réassureur accepte ou refuse chaque risque individuellement, utilisé pour les expositions hors appétit du traité obligatoire.
Deux grands modes de réassurance, l'une négociée risque par risque, l'autre couvrant automatiquement tout un portefeuille en vertu d'un traité.
Réassurance portant sur des sinistres déjà survenus, visant à transférer la volatilité de provisions d'exercices antérieurs, cœur du marché du run-off.
Accord cadre par lequel un réassureur s'engage à couvrir automatiquement une tranche définie de l'ensemble d'un portefeuille de risques cédés par une compagnie d'assurance, sans examen risque par risque.
Possibilité, après un sinistre ayant consommé une tranche de réassurance, de la rétablir moyennant une prime afin de rester couvert pour le reste de la période.
Instrument de transfert de retraite par lequel un assureur garantit les rentes d'un régime, en couverture partielle (buy-in) ou totale (buy-out).
Part du risque qu'une cédante ou un assuré conserve à sa charge avant toute cession, arbitrage central entre coût de protection et capital immobilisé.
Écart entre l'indemnisation prévue par un trigger ILS paramétrique ou indiciel et la perte réelle du sponsor, dû au fait que l'indice ou le paramètre mesuré ne corrèle pas parfaitement avec le sinistre.
Fragilité systémique née de ce qu'un petit nombre de bilans, exposés aux mêmes périls et liés par des engagements opaques, portent l'essentiel du risque cédé.
Risque que les bénéficiaires d'une pension ou d'une rente vivent plus longtemps que prévu, l'une des plus grandes expositions du monde et la seule qui résiste à la titrisation.
Risque lié à la survenance de maladies, invalidités ou incapacités plus fréquentes ou durables qu'anticipé sur les garanties santé et prévoyance.
Risque qu'un assureur subisse des pertes du fait de décès plus nombreux ou plus précoces qu'anticipé sur un portefeuille vie.
Gestion extinctive d'un portefeuille d'assurance fermé aux affaires nouvelles, jusqu'au règlement de tous ses sinistres.
Discipline quantifiant dans quelle mesure le changement climatique a accru la probabilité ou l'intensité d'un événement extrême donné.
Véhicule de titrisation temporaire créé par un réassureur pour lever des capitaux externes participant en quote-part à un portefeuille de risques définis, sans diluer ses actionnaires permanents.
Part des sinistres bruts prise en charge par les réassureurs selon les termes des traités en vigueur.
Sinistres bruts diminués des recouvrements de réassurance, représentant la charge réelle supportée par la cédante.
Circulation d'un même risque rétrocédé en boucle dans un cercle fermé de réassureurs, qui le concentre au lieu de le diluer.
Réassurance qui plafonne la sinistralité globale annuelle d'une cédante, intervenant lorsque le ratio de pertes dépasse un seuil convenu.
Contrat par lequel un régime de retraite échange ses paiements de pension incertains contre des paiements fixes, transférant le risque de longévité.
Proportion des primes brutes cédées aux réassureurs, mesurant le niveau de transfert du risque.
Traité non proportionnel où le réassureur n'intervient qu'au-delà d'un seuil de sinistre, la priorité, jusqu'à une portée définie.
Traité proportionnel où réassureur et cédante partagent primes et sinistres selon un pourcentage fixe convenu.
Opération par laquelle une cédante transfère à un réassureur un portefeuille de sinistres déjà survenus, lui cédant le risque de développement et libérant du capital.
Opérations par lesquelles une entreprise transfère à un assureur les engagements de son régime de retraite à prestations définies.
Opposition entre un déclencheur fondé sur un paramètre objectif et un déclencheur fondé sur la perte réelle subie.
Distinction entre les tranches basses fréquemment touchées par la sinistralité courante et les tranches hautes réservées aux catastrophes.
Système de zonage géographique standardisé utilisé par le secteur de la réassurance pour contrôler et déclarer les accumulations d'exposition aux risques de catastrophes naturelles.
Fraction des LAE directement attribuable à un sinistre précis : honoraires d'experts, frais juridiques et coûts d'enquête spécifiques.
Tendance d'un assuré à modifier son comportement et à relâcher sa prudence une fois couvert.
Tri par lequel les assurés qui se savent les plus risqués souscrivent davantage, dégradant le portefeuille que l'assureur ne peut pas distinguer.
Produit des LDF depuis un âge de développement donné jusqu'à l'ultime, permettant d'estimer la charge finale à partir du cumul actuel.
Méthode de provisionnement actuarielle qui projette les sinistres vers leur montant ultime en appliquant des facteurs de développement observés historiquement.
Coût total des sinistres imputables à une période : paiements effectués plus provisions pour sinistres non encore liquidés.
Montant total estimé des sinistres d'un exercice une fois tous les développements terminés, incluant IBNR et provisions résiduelles.
Fonction mathématique modélisant la structure de dépendance entre plusieurs risques indépendamment de leurs lois individuelles, outil central et piégeux de l'accumulation.
Phénomène par lequel des risques apparemment décorrélés en conditions normales voient leur corrélation converger vers un lorsque les événements sont extrêmes, annulant le bénéfice de diversification précisément quand il est le plus nécessaire.
Synonyme de sévérité : coût total divisé par le nombre de sinistres, indicateur de suivi de l'inflation sinistres.
Compensation supposée entre un portefeuille de mortalité et un portefeuille de longévité au sein d'un même assureur vie composite.
Ensemble de conditions théoriques définissant les caractéristiques qu'un risque doit posséder pour être assurable par le marché privé, formalisées par Baruch Berliner en 1982.
Reconstitution de l'effet d'une variable protégée par des facteurs licites qui lui sont corrélés, que l'apprentissage automatique rend indétectable.
Distribution où les évènements extrêmes sont bien plus probables que ne le prédirait une loi normale.
Technique actuarielle qui plafonne les grands sinistres à un seuil pour isoler leur impact sur l'analyse de la sinistralité attritionnelle.
Caractère d'un péril dont la survenance dépend d'une décision de l'assuré ou d'un tiers, à l'opposé de l'exogénéité que la tarification suppose.
Principe selon lequel la prime d'un assuré doit refléter le risque qu'il représente réellement, sans le pénaliser au-delà de son exposition propre.
Stratégie d'équité consistant à retirer la variable protégée du modèle, unanimement jugée la moins efficace car elle n'empêche pas sa reconstitution.
Rapport entre frais de souscription et primes, mesurant la part de prime absorbée par les coûts opérationnels et de distribution.
Mesure de l'activité ou de la surface exposée au risque, base de calcul de la fréquence et de la prime pure.
Méthode de calcul réglementaire du capital de solvabilité requis (SCR) fournie par l'EIOPA, fondée sur une agrégation modulaire des risques via des matrices de corrélation.
Coûts variables directement liés à la vente d'une police : commissions aux intermédiaires, frais de démarchage et coûts variables de souscription.
Coûts d'expertise et de gestion engagés pour régler les sinistres, distincts de l'indemnisation elle-même.
Nombre de sinistres rapporté à l'exposition, premier moteur de la prime pure avec la sévérité.
Décomposition du risque en nombre de sinistres et coût moyen par sinistre, fondement de la tarification de la prime pure.
Durée sur laquelle est évaluée la probabilité de dépassement d'une perte, modifiant significativement les résultats pour les risques rares.
Hypothèses actuarielles sur la mortalité, la morbidité et les comportements qui sous-tendent la tarification des contrats vie et santé.
Situation où la distribution des probabilités est elle-même inconnue, par opposition au risque calculable.
Ajustement d'une valeur passée à un niveau de prix courant par application d'un indice de référence, pour rendre les données historiques comparables.
Hausse du coût des sinistres dans le temps, sous l'effet de l'inflation économique et de l'évolution des pratiques judiciaires et médicales.
Rapport entre cumuls de sinistres à deux âges de développement successifs, brique de base de la méthode chain ladder.
Principe selon lequel la sinistralité moyenne d'un grand portefeuille de risques indépendants devient prévisible.
Distribution dont le logarithme suit une loi normale, largement utilisée pour modéliser des pertes à queue épaisse et des montants strictement positifs.
Loss ratio prédit avant l'observation des sinistres, issu du pricing ou d'une analyse de marché, utilisé comme ancre dans la méthode Bornhuetter-Ferguson.
Mesure de risque satisfaisant les quatre axiomes d'Artzner : monotonie, invariance par translation, sous-additivité et homogénéité positive.
Méthode de provisionnement combinant un loss ratio a priori et l'expérience observée via un mécanisme de crédibilité, plus stable que le chain ladder pur pour les exercices récents.
Outil de simulation probabiliste estimant les pertes potentielles d'évènements catastrophiques rares à partir de scénarios simulés, en combinant un module d'aléa, un module d'exposition, un module de vulnérabilité et un module financier.
Modèle propre à l'assureur, approuvé par le superviseur, pour calculer son capital de solvabilité au lieu de la formule standard.
Famille de modèles statistiques généralisant la régression linéaire, devenue le standard de la tarification non-vie et de la segmentation des risques.
Phénomène par lequel la distribution historique des sinistres ne reste pas représentative des sinistres futurs en raison de l'évolution de l'environnement sous-jacent.
Combined ratio diminué du ratio de produits financiers, mesurant la profitabilité globale avant impôts incluant le rendement des placements.
Évaluation interne par laquelle un assureur apprécie ses propres risques et besoins de solvabilité au-delà de la formule réglementaire.
Risques naturels de moyenne intensité mais haute fréquence (orages convectifs, grêle, inondations localisées) qui représentent désormais la majeure partie des pertes assurées mondiales.
Durée moyenne entre deux occurrences d'un événement de sévérité donnée, inverse de la probabilité annuelle de dépassement.
Estimation de la perte la plus élevée qu'un assureur ou réassureur est susceptible de subir sur un risque ou un portefeuille donné, dans des conditions adverses réalistes mais non absolument maximales.
Perte maximale probable recalculée en intégrant la dérive de fréquence et d'intensité des périls sous l'effet du changement climatique.
Prime pure majorée des chargements pour frais, marge bénéficiaire et coût du capital, constituant le prix payé par l'assuré.
Composante de la prime d'assurance égale à l'espérance mathématique des sinistres, avant tout chargement pour frais et bénéfice.
Part des primes émises correspondant à la période de couverture déjà écoulée, dénominateur de référence des ratios techniques.
Total des primes facturées à l'assuré à la souscription, indépendamment de la période de couverture associée.
Probabilité qu'une perte dépasse un seuil donné sur une période d'un an, courbe centrale de la modélisation catastrophe.
Revenus générés par le placement des actifs représentatifs des provisions et des fonds propres de l'assureur.
Montant inscrit au passif d'un assureur pour couvrir le coût futur des sinistres déjà survenus mais non encore réglés.
Ensemble des méthodes actuarielles et probabilistes visant à exprimer l'exposition au risque cyber en valeur financière, afin de guider la tarification, la constitution de provisions et les décisions de couverture.
Technique actuarielle qui retraite les sinistres historiques comme s'ils s'étaient produits dans les conditions actuelles de prix et d'exposition.
Risque que les décisions de souscription, de tarification ou de gestion des risques soient fondées sur des modèles dont les hypothèses ou la calibration s'avèrent incorrectes, générant des erreurs d'estimation systématiques.
Risque d'une amélioration systématique et imprévue de la longévité frappant tous les rentiers à la fois, non diversifiable, équivalent démographique de la catastrophe.
Scénarios climatiques de référence du réseau des banques centrales pour évaluer les risques financiers liés au climat.
Trajectoires socio-économiques partagées utilisées par le GIEC pour projeter les futurs climatiques selon différentes hypothèses de développement.
Coût moyen d'un sinistre, second moteur de la prime pure avec la fréquence, particulièrement sensible à l'inflation.
Méthode numérique simulant un grand nombre de scénarios aléatoires pour estimer la distribution d'une grandeur lorsque le calcul analytique est impossible.
Capital réglementaire qu'un assureur doit détenir sous Solvabilité II pour absorber un choc bicentennal.
Estimation insuffisante des sommes qu'un assureur devra payer au titre d'événements déjà survenus, qui l'aveugle à sa propre situation et précède la plupart des défaillances.
Tarification fondée sur l'exposition au risque et des courbes de référence plutôt que sur l'historique propre, utile pour les tranches hautes et les risques sans antériorité suffisante.
Évolution structurelle de la baisse des taux de mortalité dans le temps, paramètre clé et incertain de la tarification de la longévité.
Exercice prudentiel évaluant la résilience du bilan d'un assureur ou d'une banque à des chocs climatiques de transition et physiques.
Cadre actuariel pondérant l'expérience propre d'un risque et une référence de marché selon la fiabilité statistique des données disponibles.
Dégradation d'une ressource partagée dont chaque usager tire un profit privé tout en imposant aux autres un coût que nul n'internalise.
Taux de variation annuel de la fréquence ou de la sévérité des sinistres, utilisé pour projeter les données passées vers le futur.
Tableau croisant les années de survenance et le développement des paiements, base de la projection des sinistres ultimes et du provisionnement.
Frais du service sinistres non attribuables à un dossier individuel : salaires des gestionnaires, loyers, systèmes informatiques.
Deux mesures de risque, l'une indiquant un seuil de perte rarement dépassé, l'autre la perte moyenne au-delà de ce seuil.
Ignorance partagée du futur sur laquelle repose la mutualisation, et que la donnée comportementale tend à lever.
Système d'intelligence artificielle qui ne produit pas seulement une sortie textuelle mais accomplit des actes dans le monde, en appelant des outils, en écrivant dans des systèmes et en déclenchant des opérations sans qu'un opérateur examine chaque décision.
Paradigme d'entraînement où le modèle est amélioré sur des données distribuées sans que celles-ci ne quittent leur source, préservant la confidentialité des données.
Attaque contre un modèle d'apprentissage automatique visant à déterminer si un enregistrement précis a été utilisé lors de l'entraînement, révélant ainsi des données personnelles sensibles.
Attaque contre un modèle d'apprentissage automatique qui reconstruit des entrées représentatives des données d'entraînement à partir des sorties du modèle, permettant de retrouver des informations privées ou confidentielles.
Erreur systématique d'un système d'IA qui produit des résultats injustement défavorables à certains groupes, souvent issue de données d'entraînement biaisées.
Tendance humaine à faire une confiance excessive aux sorties d'un système automatisé, jusqu'à cesser de les vérifier, ce qui amplifie les erreurs de l'IA.
Système dont les sorties sont observables mais dont le cheminement interne reste inexplicable, y compris pour ses concepteurs.
Comportements nouveaux et imprévus apparaissant dans un modèle au-delà d'un certain seuil d'échelle.
Distinction comptable entre les dépenses d'investissement (CAPEX) générant des actifs amortis sur plusieurs années et les charges d'exploitation (OPEX) consommées immédiatement, dont le passage du CAPEX informatique vers l'OPEX IA est un basculement stratégique majeur.
Mesure microéconomique du coût de production d'une unité supplémentaire de travail intellectuel, qu'il soit humain ou algorithmique, au coeur de l'arbitrage make-or-buy dans la firme augmentée par l'IA.
Dégradation progressive des performances d'un modèle lorsque la réalité s'éloigne des données sur lesquelles il a été entraîné.
Traitement défavorable et injustifié de personnes par un système automatisé, en raison de caractéristiques protégées, directement ou par variables proxy.
Reproduction de l'effet d'une variable protégée par un modèle qui la reconstruit à partir de ses corrélats, sans aucune intention de discriminer.
Données générées algorithmiquement qui reproduisent les propriétés statistiques de données réelles sans contenir d'information sur des individus existants, utilisées pour entraîner des modèles ou tester des systèmes.
Attaque consistant à corrompre délibérément les données d'entraînement d'un modèle pour en biaiser le comportement ou y insérer une porte dérobée.
Entrées spécialement construites pour tromper un modèle d'apprentissage automatique en produisant une sortie incorrecte, alors qu'elles sont indiscernables d'entrées normales pour un humain.
Capacité à rendre compréhensibles les décisions d'un modèle d'IA, enjeu de confiance, de conformité réglementaire et de responsabilité.
Idéal-type théorique d'une organisation où un dirigeant unique déploie une flotte d'agents algorithmiques pour remplacer l'intégralité de la masse salariale, décorrélant croissance et effectif.
Effondrement et rebond ultra-rapides de marchés financiers causés par des algorithmes de trading corrélés, le plus célèbre étant celui du 6 mai 2010 sur le marché américain.
Dispositifs limitant les comportements indésirables d'un système d'IA, dont l'efficacité reste imparfaite face aux tentatives de contournement.
Architecture combinant un modèle de langage avec une recherche documentaire pour ancrer ses réponses sur des sources, réduisant les hallucinations mais ouvrant une nouvelle surface d'attaque.
Ensemble des pratiques encadrant la qualité, la représentativité et la traçabilité des données utilisées pour entraîner et exploiter un système d'IA.
Modèle d'apprentissage profond entraîné sur de vastes corpus de texte pour prédire et générer du langage.
Production par un modèle d'une information fausse présentée avec assurance, sans signal d'erreur.
Situation où un fournisseur d'infrastructure technologique acquiert un pouvoir de négociation asymétrique sur une entreprise devenue captive après avoir investi massivement dans des actifs spécifiques non transférables.
Principe consistant à maintenir une supervision ou une validation humaine dans une décision automatisée, dont la valeur réelle dépend de la qualité du contrôle exercé.
Système d'IA capable de planifier et d'exécuter des séquences d'actions autonomes pour atteindre un objectif, au-delà de la simple génération.
Intelligence artificielle agissant dans le monde physique via des robots ou machines, créant un risque de dommage corporel et matériel direct.
Technique consistant à formuler des requêtes conçues pour contourner les garde-fous d'un modèle d'IA et lui faire produire des contenus normalement interdits.
Représentation informatique d'une installation physique, alimentée en continu par des mesures issues de cette installation et dotée d'une boucle de retour par laquelle ses sorties influencent l'exploitation.
Cadre théorique de 2003 expliquant la polarisation du marché du travail par la substituabilité des tâches routinières et la complémentarité des tâches cognitives non routinières avec la technologie.
Grand modèle d'IA pré-entraîné sur des données massives, conçu pour être adapté à de nombreuses tâches en aval, source d'une dépendance commune à l'échelle de l'économie.
Concentration des usages autour d'un même modèle de fondation, créant un point de défaillance unique et une corrélation des erreurs.
Source de données externe dont la mesure fait foi pour déclencher un paiement paramétrique, et dont la fiabilité constitue un risque de dépendance critique du contrat.
Techniques permettant à un modèle de désapprendre des données précises sans réentraînement complet, mais sans garantie d'oubli total ni vérifiable.
Principe selon lequel nous savons toujours plus que nous ne pouvons exprimer, ce qui fondait historiquement la limite de l'automatisation des tâches cognitives complexes.
Architecture cognitive itérative alternant raisonnement, action et observation, fondement de nombreux agents IA.
Principe exigeant que les concepteurs et utilisateurs d'algorithmes puissent justifier et répondre des décisions automatisées prises.
Adaptation d'un modèle déjà pré-entraîné à une tâche ou un domaine précis par un entraînement complémentaire sur des données ciblées.
Question juridique de l'imputation des dommages causés par une information fausse produite avec assurance par une IA générative.
Obligation, posée par l'AI Act, de maintenir un contrôle humain effectif sur un système d'IA à haut risque afin de prévenir ou de corriger ses défaillances.
Architectures dans lesquelles plusieurs agents IA autonomes collaborent pour accomplir une tâche complexe, en se spécialisant et en se transmettant des informations ou des instructions.
Cadre théorique analysant les conflits d'intérêts entre un mandant (principal) et son mandataire (agent), et les coûts économiques qui en résultent quand leurs objectifs divergent.
Facteur de production cognitif non humain, facturé à l'usage, entrant en substitution du travail humain dans la firme.
Autorité française de supervision prudentielle des banques et des assurances, adossée à la Banque de France.
Procédure judiciaire américaine permettant à un groupe d'investisseurs ayant subi des pertes en bourse de poursuivre collectivement une société et ses dirigeants pour fausse déclaration ou omission d'information matérielle.
Clause subordonnant le jeu de l'exclusion de faute intentionnelle à une décision définitive, qui préserve l'avance des frais de défense jusqu'au terme des recours.
Évaluation imposée par le règlement IA à certains déployeurs de systèmes à haut risque, portant sur les effets sur les droits des personnes.
Autorité nationale française de cybersécurité, chargée de la protection des systèmes d'information de l'État et d'une partie des acteurs privés critiques.
Organisme mondial réunissant les superviseurs d'assurance pour élaborer des standards prudentiels internationaux.
Statut désignant les groupes d'assurance dont la défaillance pourrait menacer la stabilité financière mondiale, soumis à une surveillance renforcée.
Autorité fédérale allemande de supervision des services financiers, compétente pour la banque, l'assurance et les marchés.
Régulateur financier des Bermudes, place majeure de la réassurance et des structures de transfert alternatif de risque.
Dissimulation de l'origine illicite de fonds par leur réinjection dans l'économie légale ; le marché de l'art y est particulièrement exposé.
Principe concentrant sur l'exploitant nucléaire l'entière responsabilité d'un accident, à l'exclusion des fournisseurs de la chaîne industrielle.
Règle d'interprétation qui identifie, dans une chaîne d'événements, la cause déterminante du dommage pour décider si un péril exclu ou couvert commande l'indemnisation.
Clause contractuelle excluant de la couverture les pertes causées par des cyberattaques attribuées à des États ou des acteurs étatiques, dont la rédaction et l'application soulèvent des difficultés juridiques majeures.
Clause écartant la garantie lorsque son exécution contreviendrait à un régime de sanctions applicable, sans que nul puisse le déterminer au moment du sinistre.
Organisme international de normalisation prudentielle bancaire, dont les standards influencent indirectement l'assurance et la réassurance.
Organe international coordonnant la régulation financière mondiale et le suivi des risques systémiques au sein du G20.
Contrat dont l'exécution dépend d'un événement incertain, nature propre de l'assurance qu'un service de prévention transforme en obligation.
Intermédiaire qui agrège, enrichit et revend des données personnelles et comportementales, souvent à l'insu des personnes concernées.
Critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, dont la place en souscription dépend de leur matérialité prédictive plutôt que de leur portée morale.
Obligation de diligence de l'intermédiaire d'assurance, qui présuppose un auteur du raisonnement dont la compétence peut être appréciée.
Directive européenne renforçant les obligations de cybersécurité d'un large éventail d'entités essentielles et importantes.
Refonte du régime européen de responsabilité du fait des produits, étendue explicitement aux logiciels et systèmes d'IA.
Projet européen de directive sur la responsabilité civile liée à l'IA, retiré en 2025, qui visait à alléger la charge de la preuve des victimes.
Exigence d'une altération physique du bien pour déclencher une garantie de dommages, opposée aux périls qui dégradent l'usage sans altérer la matière.
Information issue de la mesure de caractéristiques physiques ou comportementales permettant d'identifier une personne, et dont la propriété décisive pour l'assurance est l'irrévocabilité.
Signal décrivant l'activité du système nerveux, produit en continu par une interface cerveau-machine, irrévocable comme la biométrie et de surcroît inférentiel.
Règlement européen imposant aux entités financières des exigences de résilience opérationnelle numérique, y compris vis-à-vis de leurs prestataires.
Droit, consacré par l'article 17 du RGPD, d'obtenir la suppression de ses données personnelles, mis à l'épreuve par l'absorption des données dans les modèles d'IA.
Disposition du RGPD encadrant les décisions produisant des effets juridiques fondées uniquement sur un traitement automatisé.
Autorité européenne de supervision des assurances et des retraites professionnelles, qui harmonise les pratiques au sein de l'Union.
Agence de l'Union européenne dédiée à la cybersécurité, qui publie des référentiels techniques et des orientations à destination des autorités nationales et des entités régulées.
Deux catégories d'assujettis créées par la directive NIS2, soumises au même socle d'obligations de sécurité mais à des régimes de supervision distincts selon leur criticité.
Étape d'identification du client à l'ouverture de la relation, dont la défaillance engage la responsabilité réglementaire de la firme régulée.
Règlement européen encadrant l'IA selon une approche par niveaux de risque, imposant des obligations renforcées aux systèmes à haut risque.
Procédure imposée par le règlement européen sur l'IA pour vérifier qu'un système à haut risque respecte ses exigences avant mise sur le marché.
Autorité britannique de régulation de la conduite des acteurs financiers, distincte du superviseur prudentiel PRA.
Prise en charge par un investisseur tiers du coût et de l'aléa d'une procédure judiciaire, en échange d'une part du produit obtenu, qui lève le rationnement limitant le passage du grief à la réclamation.
Évènement imprévisible, irrésistible et extérieur qui exonère un débiteur de sa responsabilité contractuelle, notion débattue pour les cyberattaques.
Phénomène inverse du greenwashing, par lequel une entreprise tait ses engagements de durabilité pour éviter contentieux et critiques.
Surévaluation trompeuse des efforts de durabilité d'une entreprise, devenue un motif majeur de contentieux et de sinistres de responsabilité des dirigeants.
Protection juridique qui soustrait un État aux poursuites devant les tribunaux, rendant illusoire le recours de l'assureur après indemnisation.
Effet discriminatoire mesuré sur les résultats d'un modèle, indépendamment de toute intention et de la neutralité apparente des données.
Deux référentiels phares de la cybersécurité : ISO 27001, norme certifiable de management de la sécurité de l'information, et le NIST CSF, cadre américain non certifiant pour structurer une posture cyber.
Faculté pour l'armateur de plafonner sa dette sur le tonnage brut du navire, qui protège paradoxalement le petit bâtiment idéal pour couper un câble.
Loi française transposant conjointement la directive NIS2, la directive REC sur la résilience des entités critiques et certains volets de DORA, attendue en 2026.
Principe consistant à ne collecter et conserver que les données strictement nécessaires, et meilleure réponse à l'impossibilité d'effacer.
Modification d'une machine, physique ou numérique, qui crée un danger nouveau ou aggrave un risque existant, et transfère de ce fait la qualité de fabricant à celui qui l'opère.
Banque centrale et régulateur financier intégré de Singapour, hub de l'assurance et de la réassurance en Asie.
Organisation de coordination des régulateurs d'assurance des États américains, qui harmonise les standards d'un marché supervisé au niveau étatique.
Standard international de capital développé par l'IAIS pour les groupes d'assurance actifs à l'échelle mondiale.
Niveau de prudence et de soin attendu d'un acteur, dont la violation caractérise la faute ou le défaut fondant la responsabilité.
Obligation imposée par le RGPD de signaler une violation de données à l'autorité de contrôle dans les soixante-douze heures, et aux personnes concernées en cas de risque élevé.
Renversement de fait de la charge de la preuve introduit par la directive de 2024, déclenché notamment par la complexité technique du produit.
Cadre international de 1998 sur la restitution des œuvres d'art confisquées par le régime nazi, fondement du contentieux moderne de provenance.
Présomption juridique, d'origine américaine mais désormais reconnue dans de nombreux systèmes, selon laquelle les décisions des dirigeants prises de bonne foi, sur base d'informations suffisantes et sans conflit d'intérêts, sont présumées satisfaire à leur devoir de diligence.
Partage de responsabilité entre le fournisseur d'un système d'IA et le professionnel qui le déploie dans un usage concret.
Régime engageant la responsabilité d'une personne pour les dommages causés par une autre placée sous son autorité, question renouvelée par les agents d'IA.
Régime engageant la responsabilité du producteur pour les dommages causés par un produit défectueux, étendu en 2024 aux logiciels et systèmes d'IA.
Obligation imposée aux membres de l'organe de direction d'approuver, superviser et se former aux mesures de cybersécurité, sous peine d'engager leur responsabilité personnelle.
Régime de responsabilité où la victime n'a pas à prouver une faute, mais seulement le dommage, le défaut et le lien de causalité entre les deux.
Réforme bâloise du traitement prudentiel du risque de marché, pertinente pour les conglomérats et la gestion d'actifs des assureurs.
Règlement européen encadrant le traitement des données personnelles, assorti de sanctions pouvant atteindre 4 pour cent du chiffre d'affaires mondial.
Cause d'exonération permettant au fabricant d'échapper à la responsabilité si l'état des connaissances ne permettait pas de déceler le défaut lors de la mise en circulation.
Risque qu'un bien soit revendiqué par un tiers au motif que son détenteur n'en a jamais valablement acquis la propriété, central pour les œuvres d'art.
Cadre réglementaire américain imposant une responsabilité stricte pour tout paiement de rançon bénéficiant à un acteur sanctionné, applicable aux assureurs cyber et à leurs intermédiaires.
Cadre réglementaire européen de supervision prudentielle des assureurs et réassureurs, fondé sur une approche par les risques et structuré en trois piliers.
Obligation de suivre le comportement d'un système d'IA après sa mise sur le marché pour détecter et corriger les risques émergents.
Catégorie centrale de l'AI Act regroupant les systèmes d'IA soumis à des obligations contraignantes en raison de leur impact potentiel sur la sécurité ou les droits des personnes.
Arrêt de 2011 de la Cour de justice de l'UE imposant la tarification unisexe, jugeant qu'une corrélation vraie ne suffit pas à tarifer une caractéristique protégée.
Arbitre indépendant désigné d'un commun accord par les parties pour trancher un différend, notamment sur l'attribution d'une opération cyber à un État dans la variante Hamilton de la LMA 5567.
Biens de collection détenus à la fois par goût et par stratégie patrimoniale : art, montres, voitures de collection, vin, whisky, bijoux ou sacs de luxe.
Actifs immatériels, marques, données, savoir-faire, réputation, qui forment l'essentiel de la valeur des entreprises modernes et résistent à l'assurance.
Technique financière qui ramène des flux futurs à leur valeur équivalente aujourd'hui, en divisant par un facteur de capitalisation.
Composante d'IFRS 17 reflétant la compensation exigée par l'assureur pour l'incertitude sur le montant et le calendrier des flux non financiers.
Gestion visant à aligner la sensibilité aux taux des actifs et des passifs d'un assureur pour limiter le risque de taux d'intérêt.
Variante d'IFRS 17 pour les contrats participatifs directs, où la rémunération de l'assureur dépend de la performance d'actifs sous-jacents.
Modèle simplifié d'IFRS 17 réservé aux contrats courts, proche de la comptabilité de prime acquise traditionnelle.
Technique d'attaque propre à la finance décentralisée qui exploite un emprunt sans garantie remboursé dans la même transaction pour manipuler des prix ou drainer des protocoles de milliards de dollars.
Détention par l'individu de ses propres clés cryptographiques, sans dépositaire, trait fondateur de la crypto qui la rend inassurable.
Taux de croissance annuel constant qui, appliqué en capitalisation composée, permet de passer d'une valeur initiale à une valeur finale en n années.
Mécanisme par lequel les intérêts s'accumulent sur le capital initial et sur les intérêts déjà générés, produisant une croissance exponentielle.
Programme informatique inscrit sur une blockchain dont la logique conditionnelle exécute automatiquement des paiements ou des transferts dès qu'une condition prédéfinie est remplie, sans intervention humaine.
Période, dans un contrat de cession, pendant laquelle le vendeur reste tenu de ses déclarations et garanties.
Pratique par laquelle un investisseur tiers finance les frais d'une procédure judiciaire en échange d'une part des dommages obtenus, en cas de succès.
Instrument de transfert de risque déclenché par le niveau de perte de l'ensemble du secteur plutôt que par la perte propre de l'acheteur.
Norme comptable internationale sur les contrats d'assurance, en vigueur depuis 2023, qui refond la mesure des engagements et du résultat.
Norme comptable sur les instruments financiers, appliquée conjointement à IFRS 17 pour l'actif des assureurs.
Caractère définitif d'une transaction confirmée sur une chaîne, qui prive l'assureur de toute récupération et rend le sinistre toujours total.
Masse des primes encaissées et pas encore versées en sinistres, que l'assureur investit pour son compte, source de profit clé du modèle assurantiel.
Composante d'IFRS 17 représentant le profit futur non acquis d'un groupe de contrats, libéré au résultat à mesure du service rendu.
Caractère d'un facteur qui influe réellement sur la performance ou le risque financier, par opposition à une simple préférence morale.
Modèle de référence d'IFRS 17 mesurant les contrats à partir de flux actualisés, d'un ajustement pour risque et d'une marge de service contractuelle.
Titre transférant le risque de longévité aux marchés de capitaux, dont aucune émission n'a jamais réussi malgré plusieurs tentatives.
Acteur qui bénéficie d'une décision collective sans en supporter le coût, ici l'assureur ou réassureur moins scrupuleux qui récupère un risque exclu par un confrère responsable.
Revenu généré par le portefeuille d'actifs d'un assureur, composante majeure de son résultat aux côtés du résultat technique.
Société côtée sans activité opérationnelle créée dans le seul but d'identifier et de fusionner avec une entreprise cible, permettant à celle-ci d'accéder aux marchés sans passer par une introduction en bourse classique.
Taux d'intérêt annuel qui, appliqué une fois par an, produit le même rendement qu'un taux nominal composé plus fréquemment.
Taux périodique qui, composé sur la période de référence, donne exactement le même taux effectif annuel qu'un taux annuel de référence.
Taux d'intérêt affiché sans tenir compte de la fréquence de capitalisation ni de l'inflation.
Principe économique selon lequel les frontières de la firme, ce qu'elle produit en interne versus ce qu'elle achète sur le marché, sont déterminées par la comparaison des coûts de transaction.
Transformation d'un portefeuille d'actifs ou de risques en titres négociables vendus à des investisseurs.
Fractionnement d'un contrat de réassurance en jetons échangeables, qui rend liquide un actif illiquide sans changer la nature du risque.
Dispositif où un groupe met des fonds en commun et où la part de chaque membre qui décède est redistribuée aux survivants, dont le revenu augmente d'autant.
Ensemble de techniques transférant un risque hors du circuit traditionnel de l'assurance et de la réassurance.
Valeur économique créée par les contrats souscrits au cours d'une période, indicateur clé de la performance commerciale d'un assureur vie.
Mesure de la valeur économique d'un portefeuille d'assurance vie, somme de l'actif net et de la valeur des affaires en portefeuille.
Entité juridique distincte créée pour un objet précis et isolé, qui cantonne des actifs et des risques, pierre angulaire des opérations de titrisation et des cat bonds.
Mutuelle panafricaine offrant aux États une assurance paramétrique souveraine contre la sécheresse et d'autres catastrophes.
Technologies et recherches visant à prolonger la vie en bonne santé, susceptibles de bouleverser les hypothèses de longévité des assureurs.
Couverture agricole versant une indemnité selon un indice climatique mesurable, comme la pluviométrie, plutôt que selon la perte constatée.
Distribution et gestion de l'assurance via les réseaux de téléphonie mobile, levier majeur d'inclusion dans les marchés émergents.
Volume maximal de risque que l'ensemble des assureurs et réassureurs est disposé à porter à un moment donné.
Organisation harmonisant le droit et la régulation de l'assurance dans quatorze pays d'Afrique francophone.
Intermédiaire représentant le client pour placer son risque auprès des assureurs, négocier les conditions et le conseiller, acteur central des grands risques et de la réassurance.
Alternance de phases de prix élevés et de capacité rare, le marché dur, et de prix bas et capacité abondante, le marché souple.
Déclencheur d'un titre assurantiel fondé sur les sinistres réellement réglés par le sponsor, par opposition à un indice ou un paramètre objectif.
Vente d'une couverture au moment précis où le besoin naît, insérée à l'intérieur d'un autre parcours d'achat plutôt que via une marque d'assurance.
Dispositif régional offrant aux États insulaires du Pacifique une assurance paramétrique contre cyclones et séismes.
Ancien fonds mexicain de catastrophes naturelles, pionnier du transfert de risque souverain via obligations catastrophe.
Programme d'assainissement lancé par Lloyd's en 2018, qui a contraint les syndicats déficitaires à soumettre des plans de redressement ou à cesser les lignes non rentables, déclenchant le marché dur des lignes financières.
Génération d'entreprises promettant de transformer l'assurance par la technologie, dont le modèle a glissé de la disruption vers l'infrastructure.
Autorité de régulation et de développement de l'assurance en Inde, marché à très fort potentiel de croissance et sous-pénétré.
Place de marché historique de l'assurance et de la réassurance spécialisées, organisée en syndicats portant les risques.
Les deux phases opposées du cycle de souscription : le marché dur, caractérisé par des primes élevées et des capacités réduites, et le marché mou, où la concurrence comprime les primes et assouplit les conditions.
Produits d'assurance à faible prime conçus pour les populations à bas revenus, souvent exclues de l'assurance traditionnelle.
Structures de rémunération de l'opérateur takaful, par honoraires de gestion (wakala) ou partage des profits d'investissement (mudaraba).
Titre transférant aux marchés de capitaux un risque cyber systémique, dont la structuration se heurte à l'absence de modèle stationnaire et de décorrélation.
Pool obligatoire d'assurance séisme en Turquie, créé après le tremblement de terre de 1999 pour mutualiser le risque sismique des logements.
Tendance d'un capital coté à affluer en période favorable et à se retirer à la première alerte, amplifiant les cycles au lieu de les amortir.
Négociation périodique au cours de laquelle cédantes et réassureurs reconduisent et ajustent leurs traités, véritable baromètre annuel du cycle du marché.
Équivalent de la réassurance conforme aux principes islamiques, permettant aux opérateurs takaful de céder une partie de leurs risques.
Risque attaché aux décisions d'un État souverain affectant un investissement, expropriation, inconvertibilité, rupture de contrat.
Intermédiaire doté d'une délégation de souscription qui sélectionne, tarifie et gère des risques pour le compte d'assureurs porteurs.
Mécanisme par lequel plusieurs souscripteurs prennent chacun une fraction d'un même risque, rendant supportable une exposition qu'aucun ne pourrait porter seul.
Modèle d'assurance conforme aux principes de la finance islamique, fondé sur la mutualisation et le partage des risques.
Police couvrant les pertes financières liées à l'annulation, au report ou à l'abandon d'un événement, dont les exclusions de maladie communicable ont été redéfinies après le Covid-19.
Branche couvrant le corps des aéronefs et la responsabilité envers les passagers et les tiers, encadrée par les conventions internationales de Montréal et Varsovie.
Couverture spécialisée des oeuvres d'art et collections, avec des enjeux propres d'évaluation, de provenance et de transit.
Famille de polices couvrant les risques propres aux phases de construction et de montage, ainsi que la garantie décennale et les dommages à l'ouvrage.
Couverture des coûts de reprise de contrôle d'un puits de pétrole ou de gaz en éruption, ainsi que de la pollution et de la reforage.
Couverture protégeant les entreprises contre l'insolvabilité de leurs acheteurs commerciaux, et garanties de bonne exécution de marchés pour les donneurs d'ordre.
Couverture d'un risque juridique identifié et chiffré, comme l'issue défavorable d'un litige connu, souvent dans un cadre transactionnel.
Police couvrant les pertes résultant de l'inexactitude des déclarations et garanties données lors d'une acquisition d'entreprise.
Police couvrant le risque qu'une position fiscale identifiée soit remise en cause par l'administration, fréquente dans les opérations de M&A.
Famille de couvertures conçues pour transférer des risques identifiés lors d'une fusion-acquisition et faciliter la conclusion de l'opération.
Couverture des véhicules autonomes, déplaçant la responsabilité du conducteur vers le constructeur et l'éditeur du système de conduite.
Couverture des installations pétrolières et gazières en mer, incluant les risques de blowout, de pollution et de perte de production.
Couverture des pertes financières causées par la fraude, le vol ou le détournement commis par des employés ou des tiers.
Branche couvrant les navires (corps) et les marchandises transportées (facultés), régie par les règles York-Anvers et les clauses de l'Institute of London Underwriters.
Produit d'assurance dont l'indemnisation est déclenchée automatiquement par l'atteinte d'un seuil mesurable (intensité de vent, pluviométrie, magnitude sismique), sans expertise de pertes.
Couverture des litiges liés aux pratiques d'emploi: discrimination, harcèlement, licenciement abusif.
Branche spécialisée couvrant le lancement et l'exploitation des satellites, dont le verrou n'est pas le danger mais l'impossibilité de le modéliser.
Engagement tripartite par lequel un garant s'oblige envers un bénéficiaire en cas de défaillance d'un débiteur principal.
Garantie transport d'un objet précieux couvrant sans interruption depuis son décrochage jusqu'à sa réinstallation, emballage et transit compris.
Mutuelles d'armateurs couvrant la responsabilité civile maritime: dommages aux tiers, pollution, équipages, marchandises.
Assurance des dommages au navire lui-même, à sa coque et à ses machines, distincte de la responsabilité couverte par les clubs P&I.
Garantie prolongeant la période de déclaration des sinistres après l'expiration d'une police en base réclamation, notamment après une cession.
Découpage classique d'une police de responsabilité des dirigeants selon que l'indemnité protège le dirigeant, l'entreprise ou ses titres.
Objets artificiels inactifs en orbite, dont la majeure partie, trop petite pour être suivie, demeure invisible et pourtant létale pour les satellites.
Réaction en chaîne d'une cellule lithium-ion qui produit sa propre chaleur et son propre oxygène par décomposition des matériaux internes, et se propage de cellule en cellule tant qu'il reste de l'énergie stockée à libérer.
Distinction entre l'assurance de l'exploration-production d'hydrocarbures et celle du raffinage, de la transformation et de la distribution.
Garantie dont la valeur dépend de son secret, qui rembourse une rançon versée et donne surtout accès immédiat à une équipe professionnelle de réponse de crise.
Acte par lequel un État prive un investisseur étranger de tout ou partie de ses actifs, par mesure directe ou par série de mesures indirectes rendant l'investissement économiquement sans valeur, constituant le risque central de l'assurance-investissement.
Assurance des marchandises pendant leur transport maritime, terrestre ou aérien contre les pertes et avaries.
Ensemble de navires aux structures de propriété opaques et aux pavillons de complaisance, utilisés pour contourner sanctions et responsabilités.
Classe de molécules contre le diabète et l'obésité dont l'adoption massive peut déplacer la mortalité d'un pays et bouleverser les hypothèses de longévité.
Risque politique qu'un investisseur ne puisse convertir une monnaie locale ou rapatrier ses fonds en raison de restrictions étatiques.
Police couvrant les frais liés à un enlèvement, une extorsion ou une séquestration, incluant le paiement de rançon et l'assistance d'experts en gestion de crise.
Événement catastrophique de fréquence modérée à haute, distinct des grands aléas primaires (ouragan majeur, séisme majeur), dont l'accumulation produit des pertes annuelles de plus en plus significatives.
Garantie indemnisant la perte de marge résultant du retard de mise en service d'un projet causé par un dommage assuré pendant la construction.
Réacteur nucléaire de faible puissance conçu pour un déploiement en nombre et à proximité des consommateurs, sous un plafond de responsabilité minimal.
Entrepôt sécurisé à statut fiscal suspensif où sont stockées des œuvres et objets de valeur, concentrant un risque d'accumulation majeur pour les assureurs.
Police permettant à un organisateur de promettre un prix de grande valeur en transférant le risque de son paiement à un assureur si le prix est effectivement remporté.
Couverture de la responsabilité des gestionnaires de régimes de retraite et d'avantages sociaux pour manquement à leurs devoirs.
Risque de pertes financières résultant des effets physiques du changement climatique, qu'il s'agisse d'événements aigus (catastrophes) ou de tendances chroniques (élévation du niveau des mers, sécheresses).
Garantie couvrant les navires et cargaisons contre les périls de guerre, piraterie et saisie, exclus des polices maritimes classiques.
Régime d'assurance dérogatoire organisé autour de pools nationaux et d'une responsabilité illimitée de l'exploitant, régi par la Convention de Paris et le protocole de Bruxelles.
Couverture des pertes liées aux actes d'un gouvernement étranger, notamment l'expropriation, l'inconvertibilité de devises et la violence politique, principalement sur les marchés émergents.
Branche du marché anglo-saxon couvrant les biens de très haute valeur unitaire, œuvres d'art, métaux précieux, espèces, bijoux et objets de collection.
Conservation de clés cryptographiques hors ligne, condition d'assurabilité d'un cryptoactif en garde institutionnelle.
Réaction en chaîne où une collision orbitale engendre des débris qui provoquent de nouvelles collisions, rendant certaines orbites inexploitables.
Perturbation du champ magnétique terrestre provoquée par une éjection de masse coronale, capable d'induire des courants destructeurs dans les grands réseaux électriques.
Police couvrant les dommages aux ouvrages en construction pendant toute la durée du chantier, sur une base tous risques sauf exclusions.
Couverture des dommages survenant lors de l'installation et des essais d'équipements industriels et de machines.
Couverture autonome des dommages causés par le terrorisme, les émeutes, les troubles civils et les actes de guerre, hors marché classique.
Actifs subissant des dépréciations ou conversions de passif imprévues en raison de la transition bas carbone, notamment dans les énergies fossiles.
Critère évaluant si un financement ou une action climatique produit un effet réel qui n'aurait pas eu lieu en son absence.
Couverture des activités et écosystèmes marins durables, des énergies marines à la restauration des récifs et à l'aquaculture.
Évaluation du caractère substantiel et réalisable d'une trajectoire de décarbonation annoncée par une entreprise ou un assuré.
Principe selon lequel une entreprise doit déclarer à la fois l'impact de la durabilité sur sa valeur et son propre impact sur l'environnement et la société.
Écart entre les besoins d'adaptation au changement climatique et les moyens effectivement mobilisés pour y répondre.
Classification des émissions de gaz à effet de serre selon leur origine directe, énergétique ou indirecte dans la chaîne de valeur.
Mécanisme financier international destiné à aider les pays vulnérables à faire face aux dommages climatiques irréversibles.
Organisme qui valide les cibles de réduction d'émissions des entreprises au regard des trajectoires de l'Accord de Paris.
Coalition d'investisseurs institutionnels, dont de grands assureurs vie, engagés à décarboner leurs portefeuilles d'investissement d'ici 2050.
Coalition d'assureurs et de réassureurs engagés vers la neutralité carbone de leurs portefeuilles de souscription, fortement réduite après des pressions antitrust en 2023.
Évaluation de la performance environnementale, sociale et de gouvernance d'une entité par une agence spécialisée, marquée par une faible corrélation entre fournisseurs.
Engagement d'un assureur ou investisseur à ne plus couvrir ou financer certaines activités fossiles selon des seuils définis.
Écart de valorisation favorable aux actifs alignés sur la transition et défavorable aux actifs carbonés, observé sur les marchés financiers.
Cadre volontaire lancé par le PNUE en 2012 pour intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans l'activité d'assurance.
Insuffisance durable de la ressource en eau, qui détruit de la valeur économique sans abîmer aucun bien et échoue aux quatre conditions que le contrat d'assurance requiert d'un péril.
Mesures s'appuyant sur les écosystèmes pour réduire les risques climatiques, comme la restauration de mangroves ou de zones humides.
Intégration de critères environnementaux, sociaux et climatiques dans les décisions de tarification, d'acceptation et d'exclusion des risques.
Mesure du déséquilibre entre la demande et la disponibilité en eau d'un territoire, cartographiée notamment par l'outil Aqueduct du WRI.
Cadre de reporting des dépendances et impacts des entreprises sur la nature et la biodiversité, calqué sur la logique de la TCFD climatique.
Principe selon lequel la transition bas carbone doit répartir équitablement ses coûts et protéger les populations et travailleurs vulnérables.
Initiative évaluant l'alignement des entreprises sur les trajectoires bas carbone à l'usage des investisseurs.
Mesure de l'impact financier potentiel des risques physiques et de transition sur la valeur d'un actif ou d'un portefeuille.
Approche d'aménagement urbain conçue pour absorber, stocker et réutiliser les eaux pluviales afin de réduire le risque d'inondation.
Capacité à couvrir le risque d'un centre de données, conditionnée par sa résilience, sa densité, son refroidissement et son exposition climatique.
Distinction entre la phase intensive d'apprentissage d'un modèle IA et la phase d'exploitation produisant les réponses.
Système de classement des data centers selon leur niveau de redondance et de disponibilité, du Tier I au Tier IV.
Modèle où un exploitant loue à plusieurs clients de l'espace, de l'énergie et du refroidissement dans un même centre de données.
Indicateur rapportant les émissions de CO2 d'un data center à l'énergie consommée par ses équipements informatiques.
Petit centre de données rapproché des utilisateurs pour réduire la latence, par opposition aux grands sites centralisés.
Puissance électrique et thermique concentrée dans une armoire de serveurs, en forte hausse avec les charges d'intelligence artificielle.
Capacité de fibre optique installée mais inutilisée, réservée pour un usage futur ou loué à un opérateur tiers.
Ensemble interconnecté de processeurs graphiques mutualisés pour exécuter des charges de calcul intensives, notamment d'intelligence artificielle.
Opérateur de centres de données à très grande échelle, généralement un grand fournisseur cloud exploitant des capacités de calcul massives.
Réseau électrique local capable de fonctionner en autonomie du réseau principal, combinant production, stockage et consommation.
Navire spécialisé dans la pose et la réparation des câbles sous-marins, dont la rareté mondiale gouverne la durée réelle de toute coupure.
Production électrique installée du côté consommateur du compteur, alimentant directement un site sans transiter par le réseau public.
Indicateur d'efficacité énergétique d'un data center, rapport entre l'énergie totale consommée et celle utilisée par les équipements informatiques.
Technique d'évacuation de la chaleur des serveurs par circulation d'un fluide caloporteur au plus près des composants.
Technique utilisant l'air extérieur ou l'eau froide naturelle pour refroidir un data center sans recourir à la climatisation mécanique.
Technique consistant à immerger les serveurs dans un fluide diélectrique non conducteur pour dissiper la chaleur.
Installation de batteries assurant le stockage et la restitution d'énergie pour stabiliser l'alimentation et soutenir les charges critiques.
Variables de modélisation mesurant la part de marché des grands fournisseurs IT dans un portefeuille de cédants, permettant de quantifier la concentration implicite sur des points de défaillance uniques technologiques.
Indicateur mesurant la consommation d'eau d'un data center rapportée à l'énergie informatique délivrée.
Couverture des risques de destruction ou de défaillance d'un satellite pendant la phase critique de son lancement.
Couverture des défaillances d'un satellite pendant sa durée de vie opérationnelle en orbite, après la phase de lancement.
Couverture émergente des missions vers la Lune et l'espace lointain, à très forte incertitude technique et faible historique de sinistralité.
Traité international précisant le régime de responsabilité des États pour les dommages causés par leurs objets spatiaux.
Mutation du secteur spatial portée par des acteurs privés et la baisse des coûts de lancement, transformant le profil de risque assuré.
Responsabilité d'un opérateur spatial pour les dommages causés aux tiers, au sol ou en orbite, par son objet spatial.
Risques liés au déploiement de constellations de milliers de satellites, dont la congestion orbitale et le risque systémique de collision.
Traité fondateur du droit spatial, posant les principes de non-appropriation et de responsabilité des États pour les activités spatiales.