Événement cyber résultant d'une défaillance logicielle ou matérielle non intentionnelle, par opposition au cyber malveillant issu d'une attaque délibérée.
Le cyber accidentel désigne les sinistres ou interruptions informatiques d'ampleur résultant d'erreurs humaines, de bugs logiciels ou de défaillances matérielles sans intention hostile. L'événement CrowdStrike de juillet 2024, qui a mis hors ligne 8,5 millions de systèmes Windows via une mise à jour défectueuse, en est l'exemple paradigmatique. La distinction est centrale en assurance : la majorité des clauses d'exclusion cyber rédigées entre 2019 et 2023 ciblaient exclusivement le cyber malveillant (cyberattaque, acte intentionnel hostile), laissant ouverte l'exposition aux événements accidentels systémiques. La LMA 9341 et les révisions de clauses en cours depuis 2025 cherchent à couvrir l'intégralité du spectre, y compris le cyber accidentel. L'enjeu assurantiel est considérable : un événement accidentel touchant simultanément un fournisseur de cloud majeur pourrait dépasser les pertes assurées d'un sinistre malveillant classique.
La mise à jour défectueuse du fichier Channel File 291 de CrowdStrike en juillet 2024 : aucune intention malveillante, aucun attaquant, mais 8,5 millions de systèmes en BSoD simultané et entre 5,4 et 10 milliards de dollars de pertes assurées estimées, un sinistre purement accidentel que la plupart des clauses d'exclusion cyber en vigueur ne permettaient pas de refuser.
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