Ressource informatique délibérément exposée et instrumentée pour attirer, observer et analyser les attaquants sans risquer des systèmes de production.
Un honeypot est un actif informatique, serveur, compte, fichier ou réseau entier, configuré pour paraître légitime et attractif pour un attaquant, mais qui n'a aucune utilité opérationnelle réelle. Tout accès ou interaction avec cet actif est donc suspect par construction et déclenche une alerte. Les honeypots de basse interaction simulent seulement quelques services et capturent des tentatives d'intrusion automatisées. Les honeypots de haute interaction sont de véritables systèmes configurés pour observer des attaquants avancés pendant des heures ou des jours, au risque que ceux-ci les utilisent comme rebond. À plus grande échelle, un honeynet désigne un réseau entier de leurres. Les canary tokens sont une déclinaison légère : un fichier, une URL ou un credential piégé qui, lorsqu'il est ouvert ou utilisé, envoie une alerte en temps réel. Les honeypots contribuent à la threat intelligence interne en révélant les tactiques employées. Pour les assureurs, leur présence dans un programme de sécurité témoigne d'une posture proactive qui peut influencer la tarification cyber. En IA, des techniques analogues consistent à insérer des données leurres dans les jeux d'entraînement pour détecter les modèles qui ont été entraînés sur des données volées.
Une banque déploie un canary token sous la forme d'un fichier Excel nommé 'Mots de passe admin 2025.xlsx' dans un partage réseau. Trois jours après le déploiement, une alerte est déclenchée depuis une adresse IP interne inattendue. L'investigation révèle un attaquant déjà présent dans le réseau depuis plusieurs semaines, permettant une réponse rapide avant tout déploiement de ransomware.
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