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Attaque de l'homme du milieu (MitM)

Ses 4 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Attaque dans laquelle un tiers s'interpose secrètement entre deux parties communicantes pour intercepter, lire ou modifier les échanges à leur insu.

Définition

Dans une attaque MitM, l'attaquant se place entre deux entités qui croient communiquer directement, afin d'écouter ou de modifier les échanges. Les vecteurs classiques comprennent l'ARP spoofing sur un réseau local, le DNS poisoning, la création de faux points d'accès Wi-Fi et, dans certains contextes, la compromission de certificats TLS. Le chiffrement de bout en bout et l'épinglage de certificats constituent les principales contre-mesures techniques. La déclinaison contemporaine la plus redoutée sur les marchés financiers est l'attaque MitM entre un broker et sa chambre de compensation, ou entre un modèle d'IA et son API en production, permettant d'injecter des instructions falsifiées. Pour l'assureur, les attaques MitM interviennent souvent en préambule d'une fraude au virement ou d'une usurpation d'identité : une communication interceptée permet à l'attaquant de se substituer à un dirigeant pour ordonner un paiement, ce qui crée une ambiguïté de couverture entre la police cyber et la police de responsabilité civile dirigeants. Le concept s'étend également à l'IA dans les architectures agentiques, où un agent peut recevoir des instructions falsifiées via un canal compromis.

Exemple

Cas d'école : un trésorier reçoit par email une instruction de virement signée du CFO, validée par un second email de confirmation. Les deux messages ont été interceptés et modifiés en transit par un attaquant ayant compromis le serveur de messagerie. La police cyber refuse la prise en charge au motif que la perte relève de la fraude au virement, couverte par une garantie distincte avec plafond inférieur.

Termes associés
Approfondir à l'Académie
Également connu sous

MitM, MITM, interception de communication, eavesdropping, attaque par interposition

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