Perte maximale probable recalculée en intégrant la dérive de fréquence et d'intensité des périls sous l'effet du changement climatique.
La PML conditionnée au climat est une perte maximale probable recalculée en intégrant l'évolution attendue des périls sous l'effet du changement climatique, plutôt qu'en supposant un climat stationnaire calé sur l'historique. Les modèles catastrophe traditionnels reposent largement sur des distributions estimées à partir de données passées, hypothèse de plus en plus fragile dès lors que la fréquence et l'intensité de certains périls dérivent. Conditionner la PML au climat suppose d'ajuster les courbes de sévérité-fréquence à l'aide de scénarios prospectifs, SSP et trajectoires de réchauffement, et de la science de l'attribution. Pour l'assureur et le réassureur, cet ajustement modifie le dimensionnement du capital et des programmes de réassurance: une PML sous-estimée par un calage purement rétrospectif expose à une insuffisance de couverture face à un risque qui s'aggrave. La difficulté centrale tient à l'incertitude des projections, qui élargit la fourchette d'estimation et complique la tarification prospective.
Un réassureur recalant sa PML inondation sur des projections de précipitations futures plutôt que sur le seul historique obtient une estimation de capital sensiblement plus élevée.
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