Prime verte et décote brune
Écart de valorisation favorable aux actifs alignés sur la transition et défavorable aux actifs carbonés, observé sur les marchés financiers.
La prime verte, ou greenium, désigne l'écart de rendement favorable dont bénéficient certains actifs alignés sur la transition, typiquement les obligations vertes qui peuvent se financer à un coût légèrement inférieur à une obligation conventionnelle équivalente. Symétriquement, la décote brune désigne la pénalité de valorisation appliquée aux actifs carbonés, reflétant l'anticipation par le marché d'un risque de transition et d'échouage. Ces écarts traduisent l'intégration progressive du risque climatique dans le prix des actifs, mais restent faibles, volatils et contestés empiriquement. Pour un assureur gérant un portefeuille obligataire massif, l'existence d'une prime verte influence l'arbitrage entre rendement courant et exposition au risque de transition. Le débat académique porte sur la persistance de ces écarts : une prime verte trop forte signalerait un marché efficient anticipant la transition, mais une prime nulle suggérerait au contraire que le risque climatique reste sous-évalué.
Cas d'école : une obligation verte souveraine émise à un rendement légèrement inférieur à son équivalent classique matérialise une prime verte sur le marché de la dette.
green premium, greenium, brown discount, prime verte
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.