Attaque visant à saturer les ressources d'un système cible en mobilisant un réseau de machines compromises, rendant le service indisponible.
Une attaque par déni de service distribué (DDoS) cherche à rendre un service, un site web ou une infrastructure indisponible en le submergeant de requêtes ou de trafic réseau généré par un grand nombre de machines compromises, un botnet. La nature distribuée de l'attaque la distingue d'un simple déni de service, car la multiplicité des sources rend le filtrage et le blocage bien plus difficiles. On distingue plusieurs catégories d'attaques DDoS selon leur mécanisme. Les attaques volumétriques saturent la bande passante de la cible par un volume brut de trafic, souvent amplifié par des protocoles UDP comme le DNS ou le NTP qui répondent avec des paquets bien plus lourds que la requête initiale. Les attaques de couche application ciblent les ressources logicielles du serveur, par exemple en générant des requêtes HTTP complexes pour épuiser la capacité de traitement. Les attaques par épuisement d'état saturent les tables de sessions des équipements réseau. Du point de vue assurantiel, les DDoS sont couverts par les garanties de perte d'exploitation cyber lorsqu'ils provoquent une indisponibilité du service, mais l'évaluation de la durée d'interruption et du chiffre d'affaires perdu exige souvent expertise technique et comptable. En cas d'attaque par triple extorsion, le DDoS est utilisé comme levier de pression additionnel simultanément à un rançongiciel.
Lors des jeux Olympiques de Paris en 2024, des groupes hacktivistes pro-russes ont lancé des vagues de DDoS contre des sites institutionnels et médias français. Certains opérateurs ont subi des interruptions mesurées en heures, activant leurs garanties de perte d'exploitation cyber.
DDoS, Distributed Denial of Service, déni de service distribué, attaque volumétrique