Attaque saturant un service en ligne sous un flux massif de requêtes provenant de nombreuses machines, afin de le rendre indisponible.
Le déni de service distribué consiste à submerger un service en ligne, site web, interface de paiement ou serveur applicatif, sous un volume de requêtes si élevé qu'il ne parvient plus à répondre aux utilisateurs légitimes. Le qualificatif distribué tient à ce que l'attaque provient simultanément d'un grand nombre de machines, souvent regroupées en un réseau de robots, ou botnet, constitué d'appareils compromis à l'insu de leurs propriétaires. Contrairement à beaucoup d'attaques, le DDoS ne cherche ni à voler des données ni à pénétrer le système, mais simplement à le paralyser, ce qui le rend redoutable pour les activités dépendantes de leur disponibilité en ligne. Sa puissance s'est banalisée avec l'apparition de services de location, qui permettent de commander une attaque pour quelques dizaines d'euros, et il sert parfois de diversion ou d'instrument de chantage. Pour l'assurance, le DDoS se traduit avant tout par une perte d'exploitation liée à l'indisponibilité, dont l'ampleur dépend de la durée et de l'efficacité des dispositifs de mitigation, comme le filtrage du trafic, que l'assuré a su déployer.
Un site de commerce en ligne subit, en pleine période de soldes, une attaque par déni de service distribué qui le rend inaccessible plusieurs heures. La perte de chiffre d'affaires durant cette indisponibilité relève de la garantie de perte d'exploitation de sa police cyber.
DDoS, déni de service, attaque par saturation