Aller au contenu
←Retour au glossaireCyber

Faille zero-day

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Vulnérabilité inconnue de l'éditeur du logiciel, pour laquelle aucun correctif n'existe encore, et qui peut donc être exploitée avant toute défense.

Définition

Une faille zero-day est une vulnérabilité encore inconnue de l'éditeur du logiciel concerné, et pour laquelle, par conséquent, aucun correctif n'a été publié. Le nom traduit l'idée que la victime dispose de zéro jour pour se préparer, l'attaque pouvant survenir avant même que la faille ne soit connue. Ces vulnérabilités sont les plus dangereuses, car elles déjouent les défenses fondées sur la connaissance des menaces existantes, et les plus recherchées, faisant l'objet d'un marché où elles se négocient à prix élevé, qu'il s'agisse de chercheurs en sécurité, d'États ou d'acteurs malveillants. Pour l'assurance cyber, la faille zero-day pose un défi particulier, car elle échappe par construction à la prévention classique, notamment à la gestion des correctifs, qui constitue pourtant l'un des piliers des exigences de souscription. Plus grave encore, une zero-day affectant un produit très répandu peut frapper simultanément un grand nombre d'assurés, transformant un défaut technique en évènement d'accumulation. C'est pourquoi les souscripteurs s'intéressent autant à la rapidité de réaction d'une organisation, sa capacité à détecter et à contenir une exploitation inconnue, qu'à la simple mise à jour de ses systèmes.

Exemple

La vulnérabilité MOVEit, exploitée en masse en 2023 par le groupe Clop avant qu'un correctif ne soit largement déployé, a touché des centaines d'organisations à travers le monde, illustrant comment une seule faille zero-day peut générer une vague de sinistres corrélés.

Termes associés
Articles liés
Approfondir à l'Académie
Également connu sous

zero-day, 0-day, vulnérabilité jour zéro, faille jour zéro

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.