Risque de longévité
Risque que les bénéficiaires d'une pension ou d'une rente vivent plus longtemps que prévu, l'une des plus grandes expositions du monde et la seule qui résiste à la titrisation.
Le risque de longévité est, pour un fonds de pension ou un assureur vie, le risque que ses bénéficiaires vivent plus longtemps que prévu. Les rentes et les retraites à verser s'alourdissent d'autant. L'exposition mondiale est estimée entre quinze mille et vingt-cinq mille milliards de dollars, l'une des plus grandes du monde, et pourtant il est le seul à résister à la titrisation. Il retourne la logique de l'assurance, puisque la perte naît d'un événement heureux, la vie qui se prolonge. Et il prend la forme d'une tendance lente, jamais dénouée, plutôt que d'un sinistre daté. Son marché est à sens unique, aucun investisseur ne gagnant à la survie. Sa part la plus dangereuse, la dérive tendancielle liée aux progrès médicaux, est aussi la moins modélisable. Son foyer naturel reste le bilan du réassureur, où il se compense avec le risque de mortalité. Sa part systémique, elle, n'a d'autre porteur ultime que l'État.
Cas d'école : si une avancée médicale ajoute soudain plusieurs années d'espérance de vie à toute une population, un fonds de pension voit ses engagements gonfler simultanément, sans qu'aucun investisseur de marché n'ait accepté de porter ce risque corrélé.
risque longévité, longevity risk
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.