Méthode exigeant plusieurs preuves d'identité distinctes pour accéder à un système, devenue une exigence quasi systématique de souscription en assurance cyber.
L'authentification multifacteur consiste à exiger, pour accéder à un système, au moins deux preuves d'identité de natures différentes, classiquement quelque chose que l'on connaît comme un mot de passe, quelque chose que l'on possède comme un téléphone ou une clé physique, et quelquefois quelque chose que l'on est comme une empreinte. L'idée est qu'un attaquant ayant volé un mot de passe ne pourra pas pour autant accéder au compte, faute de disposer du second facteur. Cette mesure simple s'est révélée parmi les plus efficaces pour contrer le vol d'identifiants, qui est l'une des principales voies d'entrée des attaquants. C'est pourquoi elle est devenue, depuis le durcissement du marché cyber autour de 2021, une exigence quasi incontournable de la souscription, l'absence d'authentification multifacteur sur les accès sensibles, messagerie, accès distants, comptes administrateurs, conduisant fréquemment à un refus de garantie ou à des conditions dégradées. Pour l'assureur, elle constitue à la fois un instrument de réduction concrète du risque et un signal sur la maturité de sécurité de l'assuré, contribuant ainsi à atténuer l'anti-sélection en distinguant les organisations sérieuses des autres.
Un assureur cyber refuse de couvrir une entreprise dont les accès distants ne sont protégés que par un mot de passe. Après le déploiement de l'authentification multifacteur sur l'ensemble des accès critiques, le même dossier est accepté à des conditions nettement plus favorables.
MFA, 2FA, authentification à deux facteurs, double authentification