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NotPetya

Ses 19 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Cyberattaque destructrice de 2017 attribuée aux services de renseignement militaire russes, propagée via un logiciel de comptabilité ukrainien et à l'origine des premiers grands litiges d'assurance cyber.

Définition

NotPetya est une cyberattaque à grande échelle lancée en juin 2017, attribuée publiquement par les gouvernements américain, britannique et australien aux services de renseignement militaire russes (GRU). Le malware s'est initialement propagé via une mise à jour corrompue du logiciel de comptabilité ukrainien M.E.Doc, avant de se diffuser à travers les réseaux internes de grandes multinationales en exploitant la vulnérabilité EternalBlue, la même que celle utilisée un mois plus tôt par WannaCry. Contrairement à un rançongiciel classique, NotPetya était un wiper déguisé en rançongiciel : il chiffrait de manière irréversible les secteurs de démarrage des machines sans mécanisme de déchiffrement fonctionnel. Son vecteur de propagation latérale s'appuyait également sur la collecte d'identifiants en mémoire via l'outil Mimikatz, permettant une diffusion quasi-automatique sur les réseaux Windows mal segmentés. Les pertes économiques totales sont estimées à plus de 10 milliards de dollars, touchant des acteurs comme Maersk, Merck, FedEx ou Saint-Gobain. Pour l'industrie assurantielle, NotPetya a constitué le révélateur du problème du silent cyber, déclenchant des contentieux majeurs, notamment Merck contre ses assureurs (1,4 milliard de dollars), qui ont conduit à la refonte des clauses d'exclusion de guerre et au bulletin LMA21-042-PD du 25 novembre 2021, qui publie les clauses LMA 5564 à 5567. À ne pas confondre avec WannaCry, lancé le 12 mai 2017 avec la même faille EternalBlue : WannaCry réclamait une rançon qu'on pouvait payer, NotPetya détruisait, et c'est la destruction qui a posé la question de l'acte de guerre. Où le mot se lit : dans aucune clause, mais dans les pièces des procès qu'il a ouverts, et derrière chaque définition d'opération cyber et d'État impacté rédigée depuis 2021.

Exemple

Le groupe Maersk, dont les systèmes Windows n'étaient pas segmentés, a vu le 27 juin 2017 l'ensemble de ses terminaux mondiaux paralysés en quelques heures ; sa reconstruction informatique d'urgence a nécessité le remplacement de 45 000 ordinateurs et 4 000 serveurs en dix jours, pour un coût estimé à 300 millions de dollars.

Sources
  • Maison-Blanche, déclaration du 15 février 2018 attribuant NotPetya à l'armée russe
  • Merck & Co. c. ACE American Insurance Co., New Jersey Appellate Division, 1er mai 2023
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Également connu sous

NotPetya, NonPetya, M.E.Doc attack, cyberattaque GRU 2017

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