L’assurance repose sur un pari probabiliste implicite : celui que le passé renseigne sur l’avenir. Or le changement climatique invalide précisément cette hypothèse.
Avant de demander si le risque climatique est assurable, il faut rappeler ce qui rend un risque assurable tout court. La référence canonique en la matière demeure la liste de critères établie par Baruch Berliner dans son ouvrage de 1982 sur les limites de l’assurabilité1. Un risque est d’autant plus assurable que les sinistres surviennent de manière aléatoire et indépendante les uns des autres, que leur fréquence et leur sévérité moyennes sont estimables à partir de données historiques suffisantes, que le sinistre maximal possible reste contenu et finançable par le capital de l’assureur, que la prime requise reste à la fois économiquement viable pour l’assureur et acceptable pour l’assuré, et que les phénomènes d’antisélection et d’aléa moral demeurent maîtrisables. À ces conditions techniques s’ajoutent des conditions de marché et d’acceptabilité sociale, notamment l’existence de limites de couverture et l’absence d’obstacle d’ordre public ou légal à la souscription.
Ce cadre n’est pas une simple liste académique. Il décrit une mécanique de transfert de risque dont chaque maillon est nécessaire. Si une seule de ces conditions cède, l’assurabilité ne disparaît pas brutalement, elle se dégrade de manière continue, par la hausse des primes, la réduction des garanties, l’introduction de franchises ou de sous-limites, puis, au stade ultime, par le retrait pur et simple de l’offre. Le risque climatique physique a la particularité rare de fragiliser simultanément plusieurs de ces conditions, ce qui explique que la dégradation y soit plus rapide et plus visible que pour la plupart des autres branches.
Une distinction préalable s’impose. Le risque climatique se décompose en un risque de transition, lié aux conséquences économiques de la décarbonation, soit la dépréciation d’actifs fossiles, l’évolution réglementaire, la responsabilité des émetteurs, et un risque physique, lié aux dommages matériels causés par les aléas naturels eux-mêmes. Cet article porte exclusivement sur le second. Le risque physique se subdivise lui-même en aléas aigus, soit des événements ponctuels et violents tels que les cyclones, les inondations, les incendies de forêt ou les épisodes de grêle, et en aléas chroniques, soit des dégradations lentes telles que l’élévation du niveau marin, la sécheresse de long terme ou le retrait-gonflement des argiles. Les premiers stressent la capacité de l’assureur à absorber un choc ; les seconds érodent la stationnarité même de la sinistralité, et constituent à ce titre le défi théorique le plus profond.
Toute tarification actuarielle repose sur une hypothèse rarement formulée mais omniprésente, celle de la stationnarité. L’assureur observe la distribution historique des sinistres, en estime les moments, principalement l’espérance et la variance, et en déduit une prime pure égale à la perte moyenne attendue, augmentée d’un chargement de sécurité proportionnel à la volatilité. Cette démarche n’a de sens que si la distribution observée hier reste représentative de celle qui produira les sinistres de demain. C’est exactement cette hypothèse que le changement climatique met en défaut.
La formulation la plus célèbre de ce problème ne vient pas du monde de l’assurance mais de l’hydrologie. Dans un article de la revue Science publié en 2008, Milly et ses coauteurs affirmaient que la stationnarité était morte, au sens où les distributions de probabilité décrivant les débits, les précipitations et les crues ne pouvaient plus être considérées comme invariantes dans le temps2. Leur argument visait la planification des infrastructures hydrauliques, mais il s’applique mot pour mot à la tarification de l’assurance dommages. Si la distribution sous-jacente se déplace, alors l’estimation fondée sur l’historique sous-estime systématiquement la sinistralité future, et la prime calculée hier devient structurellement insuffisante demain.
Il importe de ne pas attribuer la totalité de la hausse des sinistres au seul climat. Le Swiss Re Institute distingue de longue date trois moteurs de l’augmentation des pertes assurées, et l’honnêteté analytique impose de les séparer. Le premier, et de loin le plus important historiquement, est le développement économique lui-même, soit l’accumulation d’actifs assurables, l’urbanisation et la concentration de valeur dans des zones exposées, en particulier les littoraux et les interfaces forêt-habitat. Le deuxième est l’inflation, notamment celle des coûts de reconstruction et de réparation, qui gonfle mécaniquement le montant nominal de chaque sinistre. Le troisième seulement est l’intensification des aléas eux-mêmes sous l’effet du réchauffement.
Cette décomposition n’est pas un argument de minimisation, au contraire. Sur les trois décennies allant de 1994 à 2023, les pertes assurées liées aux catastrophes naturelles ont progressé d’environ 5,9 pour cent par an en termes réels, contre 2,7 pour cent par an pour le produit intérieur brut mondial sur la même période3. Autrement dit, le fardeau assurantiel des catastrophes a plus que doublé en proportion de l’économie, et le réassureur estime qu’il pourrait encore doubler au cours de la prochaine décennie si la tendance de fond de 5 à 7 pour cent par an se maintient. Même en attribuant la part majoritaire de cette dynamique à l’exposition et à l’inflation, la composante climatique s’inscrit en surcouche d’une trajectoire déjà fortement haussière, et c’est cette superposition qui rend la situation difficilement soutenable.
Un phénomène a particulièrement déstabilisé les modèles ces dernières années, celui de la bascule des pertes vers les périls dits secondaires. Pendant longtemps, l’industrie concentrait son attention sur les périls primaires, soit les cyclones tropicaux et les séismes, événements rares mais à très fort potentiel unitaire. Or l’essentiel des pertes assurées récentes provient désormais d’une accumulation d’événements de moyenne intensité, en particulier les orages convectifs violents, la grêle et les inondations localisées, dont la fréquence élevée produit une sinistralité agrégée considérable. En 2023, le marché a enregistré 142 catastrophes génératrices de pertes assurées, un record, et la catégorie des événements de un à cinq milliards de dollars s’est révélée la plus dynamique3. Ces périls secondaires sont précisément ceux que les modèles catastrophes calibraient le moins finement, faute de les avoir historiquement jugés prioritaires.
La Californie offre l’illustration la plus aboutie de ce qui se produit lorsque l’assurabilité d’un péril se dégrade plus vite que ne le permet l’environnement réglementaire. Le marché de l’assurance habitation y a connu un désengagement progressif des grands assureurs nationaux à partir de 2023. State Farm, premier assureur habitation de l’État, a cessé de souscrire de nouvelles polices cette année-là, puis a annoncé en mars 2024 le non-renouvellement d’environ 72 000 contrats dans les zones jugées les plus exposées au feu4. Allstate avait de son côté suspendu la souscription de nouveaux contrats dès 2023. La cause invoquée par les assureurs est constante, l’incapacité à tarifer correctement un risque incendie devenu trop fréquent et trop sévère dans un cadre réglementaire qui leur interdisait d’intégrer pleinement les modèles prospectifs et le coût de la réassurance dans leurs barèmes.
Les incendies de janvier 2025 dans le sud de la Californie, en particulier les feux de Palisades et d’Eaton, ont transformé cette dégradation latente en crise ouverte. Ces événements ont détruit plus de 18 000 structures et causé au moins une trentaine de décès5. State Farm a chiffré ses pertes liées à ces feux dans le seul comté de Los Angeles à environ 7,6 milliards de dollars, et a obtenu du régulateur une hausse tarifaire intérimaire d’urgence de 17 pour cent en juin 2025, assortie d’une demande d’augmentation supplémentaire5. Le caractère exceptionnel de la concentration géographique des sinistrés a aggravé le choc, les zones les plus touchées comptant parmi les plus densément couvertes par l’assureur de dernier recours.
Le mécanisme californien dit FAIR Plan, conçu à l’origine comme un filet de sécurité résiduel pour les risques que le marché privé refuse, s’est mué en assureur de premier recours pour une part croissante de la population. Il couvrait plus de 555 000 contrats au printemps 2025, soit près de quatre fois son volume de 2015, et son exposition cumulée avait atteint environ 599 milliards de dollars en mars 2025, en hausse de 31 pour cent sur les seuls six mois précédents4. Les feux de janvier 2025 lui ont occasionné de l’ordre de quatre milliards de dollars de sinistres, l’obligeant à lever une contribution exceptionnelle d’environ un milliard de dollars auprès de ses assureurs membres pour préserver sa solvabilité, dont une fraction susceptible d’être répercutée sur les assurés5.
La réaction des autorités californiennes illustre le dilemme central de la régulation assurantielle face au climat. Pour ramener les assureurs, le régulateur a autorisé en 2024 et 2025 l’usage des modèles catastrophes prospectifs et la prise en compte du coût de la réassurance dans les tarifs, en échange d’un engagement à souscrire dans les zones distressées à hauteur d’une part minimale de leur portefeuille. Mais ces concessions de prix se heurtent frontalement à l’exigence d’accessibilité, et les mêmes pouvoirs publics ont engagé des actions à l’encontre d’assureurs pour leur gestion des sinistres consécutifs aux feux6. Cette tension, autoriser des hausses pour préserver l’offre tout en sanctionnant des pratiques jugées abusives, résume l’impossibilité de réconcilier durablement la viabilité technique de l’assureur et la solvabilité de l’assuré sans intervention extérieure de mutualisation.
Là où le marché californien a longtemps tenté de traiter le risque climatique par les seuls mécanismes privés, la France a fait depuis 1982 le choix inverse, celui d’un régime hybride public-privé fondé sur la solidarité nationale. Le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, dit régime CatNat, repose sur une extension de garantie obligatoire adossée à tout contrat d’assurance de dommages aux biens, financée par une cotisation additionnelle uniforme, la surprime CatNat7. Lorsque l’état de catastrophe naturelle est constaté par arrêté, l’assureur est tenu d’indemniser, et peut se réassurer auprès de la Caisse centrale de réassurance, société détenue intégralement par l’État et bénéficiant d’une garantie publique illimitée. Le régime est explicitement conçu pour couvrir des risques que le seul secteur privé jugerait inassurables, en particulier l’inondation et la sécheresse géotechnique.
La singularité de ce dispositif tient à son taux uniforme. La surprime s’applique au même pourcentage de la prime dommages pour tous les assurés, indépendamment de leur exposition réelle au risque. Un foyer situé en zone inondable paie la même cotisation additionnelle qu’un foyer parfaitement à l’abri. Ce choix de tarification non actuarielle est un choix de solidarité assumé, dont l’objectif premier, à l’origine, était de garantir l’accessibilité de la couverture aux ménages modestes, souvent installés dans les zones les plus exposées en raison du moindre coût du foncier.
Cet équilibre, longtemps stable, s’est dégradé sous l’effet conjoint du climat et de l’inertie tarifaire. Le taux de surprime, fixé à 5,5 pour cent à l’origine puis relevé à 9 pour cent puis à 12 pour cent à la fin des années 1990, est resté inchangé pendant un quart de siècle. Pendant ce temps, le régime est entré en déficit technique à partir de 2016, et les réserves de la Caisse centrale de réassurance ont fondu d’environ 46 pour cent entre 2015 et 20228. Le constat des pouvoirs publics est sans équivoque, le maintien à l’équilibre du régime suppose un relèvement substantiel de la ressource. Par arrêté de décembre 2023, le taux de surprime a donc été porté de 12 pour cent à 20 pour cent au 1er janvier 2025 pour les contrats habitation et biens professionnels, première hausse depuis 1999, dont la Direction générale du Trésor attend environ 1,5 milliard d’euros de recettes annuelles supplémentaires9.
Les premiers effets de cette réforme se sont fait sentir dès l’exercice 2025. Grâce à la hausse de la surprime et à une sinistralité d’intensité modérée, la Caisse centrale de réassurance a renoué avec un résultat technique positif et amorcé la reconstitution de ses réserves, après huit années de déficit10. Ce redressement reste toutefois fragile et avant tout conjoncturel. La sécheresse, via le retrait-gonflement des argiles qui fissure le bâti, est demeurée le premier poste de sinistralité du régime en 2025, dans une année classée parmi les plus chaudes jamais enregistrées en France, et le coût global des sinistres climatiques pour la profession a atteint 5,2 milliards d’euros, contre 3,9 milliards en 202411. Les projections de la Caisse centrale de réassurance situent par ailleurs à au moins 420 millions d’euros par an le déficit de financement structurel du régime à l’horizon 2050 sous l’effet du dérèglement climatique, ce qui signifie que le relèvement à 20 pour cent était nécessaire sans être suffisant8.
La pression climatique exhume une contradiction latente du modèle français. La tarification uniforme, pensée à l’origine comme un instrument de protection des plus modestes, produit un effet redistributif qui s’inverse à mesure que le risque se concentre. Comme l’ont montré les travaux de Charpentier, Barry et James, l’élévation du niveau marin et l’exposition croissante des littoraux signifient que les principaux bénéficiaires d’un régime à prix plat tendent désormais à être les propriétaires aisés de biens côtiers de grande valeur, dont les sinistres potentiels sont indemnisés par une cotisation identique à celle versée par un ménage non exposé12. La solidarité tarifaire finance ainsi de plus en plus une rente d’occupation de zones dangereuses.
D’où une tension impossible à dénouer par la seule tarification. Introduire une dose de prix au risque, comme certains économistes le suggèrent, restaurerait l’équité actuarielle et enverrait un signal de prévention à ceux qui s’installent en zone exposée ; mais cela reviendrait à rendre la couverture inabordable précisément là où le besoin est le plus aigu, et à transférer le risque résiduel vers la collectivité par un autre canal, celui de l’indemnisation publique post-catastrophe. C’est le coeur du problème, le risque climatique physique ne peut être rendu assurable par le marché qu’au prix d’une exclusion des plus exposés, et ne peut être rendu accessible aux plus exposés qu’au prix d’une socialisation de la charge.
L’indicateur qui synthétise l’ensemble de ces dynamiques est le déficit de protection, soit l’écart entre les pertes économiques totales et les pertes effectivement assurées. À l’échelle mondiale, les catastrophes naturelles ont provoqué en 2024 des pertes économiques de 318 milliards de dollars, dont seulement 43 pour cent, soit 137 milliards, étaient couvertes par l’assurance, laissant un déficit de protection de 181 milliards pour la seule année3. L’écart est plus marqué encore en Europe, où, selon le tableau de bord de l’autorité européenne EIOPA, seul environ un quart des pertes liées aux événements extrêmes a été assuré sur la période 1980-202413. Cet écart n’est pas une simple statistique de marché, il mesure la fragilité économique des sociétés face au choc, puisque toute perte non assurée est une perte que les ménages, les entreprises ou l’État devront absorber directement.
Le retrait de l’assurance ne reste pas confiné au seul secteur assurantiel, il se propage au système financier dans son ensemble. L’EIOPA souligne que dans les zones à risque élevé, l’indisponibilité de la couverture entraîne mécaniquement celle du crédit immobilier, puisque l’assurance est une condition usuelle d’octroi d’un prêt hypothécaire14. Une propriété devenue inassurable devient difficilement finançable, donc difficilement vendable, ce qui déprime sa valeur et, par agrégation, celle de quartiers entiers. La fédération allemande des assureurs a averti que les primes d’assurance dommages pourraient doubler en une décennie sous l’effet de la sinistralité climatique, tandis que le défaut de demande aggrave le problème, à peine 17 pour cent des répondants à l’enquête européenne de 2025 déclarant détenir une couverture des dommages liés aux catastrophes naturelles14. Le risque climatique physique devient ainsi un canal de transmission vers la stabilité financière, par le double effet de l’inassurabilité sur le crédit et sur la valeur du collatéral.
Face à des pertes corrélées que la mutualisation classique ne peut diversifier, l’industrie reporte le risque de queue sur la réassurance et sur les marchés de capitaux. Le capital de réassurance traditionnel mondial est estimé autour de 500 milliards de dollars, auquel s’ajoute une cinquantaine de milliards de capital alternatif issu du marché des obligations catastrophes, ce qui permet en principe d’absorber un scénario de pertes annuelles de l’ordre de 300 milliards de dollars, soit l’équivalent d’un événement centennal modélisé à dix ans3. Cette capacité est réelle mais non illimitée, et surtout elle a un coût. Le durcissement brutal des conditions de réassurance lors des renouvellements de 2023 a directement nourri la crise tarifaire des marchés primaires exposés, et la condition de soutenabilité posée par les réassureurs eux-mêmes est claire, le capital de réassurance doit progresser au rythme de l’exposition et rémunérer son coût sur la durée, faute de quoi la fonction de transfert de risque se grippe.
Le constat qui émerge de cette analyse est que la frontière de l’assurabilité ne peut être stabilisée par les seuls instruments financiers. Si la distribution des sinistres se déplace plus vite que ne peut suivre la prime, la seule variable d’ajustement durable est l’aléa lui-même, c’est-à-dire l’exposition et la vulnérabilité du bâti. C’est pourquoi les acteurs convergent désormais vers une logique d’assurance conditionnée à la prévention, dans laquelle la couverture et son prix dépendent des mesures de réduction de la vulnérabilité prises par l’assuré et la collectivité. Le Swiss Re Institute estime ainsi qu’une infrastructure de protection contre les crues, digues et ouvrages, peut être jusqu’à dix fois plus efficace en coût que la reconstruction post-sinistre3.
Cette bascule a une conséquence que le secteur assurantiel a longtemps répugné à formuler explicitement, l’existence de zones où aucune combinaison de prime, de prévention et de mutualisation ne rendra le maintien de l’habitat soutenable, et où la seule réponse rationnelle est le repli organisé, soit le retrait planifié des constructions des zones les plus dangereuses. L’assurance n’est pas neutre dans ce processus, son retrait constitue de facto le premier signal de marché de l’inhabitabilité future, signal d’autant plus brutal qu’il a été retardé par une tarification non actuarielle. À l’horizon des prochaines décennies, l’enjeu n’est donc pas tant de savoir si le risque climatique physique restera assurable, il le restera partiellement et à un coût croissant, mais de déterminer qui en supportera la part inassurable, l’assuré par la prime, le contribuable par la garantie publique, ou le propriétaire par la dépréciation de son bien. C’est cette répartition, et non la seule technique actuarielle, qui constituera le véritable champ de bataille politique de l’assurance des deux prochaines décennies.
1. Berliner B., Limits of Insurability of Risks, Prentice Hall, 1982 ; voir aussi Berliner B., Large Risks and Limits of Insurability, The Geneva Papers on Risk and Insurance, vol. 10, n° 37, 1985, p. 313-329.
2. Milly P. C. D., Betancourt J., Falkenmark M., Hirsch R. M., Kundzewicz Z. W., Lettenmaier D. P., Stouffer R. J., Stationarity Is Dead: Whither Water Management?, Science, vol. 319, n° 5863, 1er février 2008, p. 573-574, DOI 10.1126/science.1151915.
3. Swiss Re Institute, sigma 1/2025 : Natural catastrophes: insured losses on trend to USD 145 billion in 2025, avril 2025 ; sigma 1/2024 pour la décomposition des moteurs de pertes et le nombre record d’événements de 2023.
4. California FAIR Plan, données d’exposition et de portefeuille ; Assembly Insurance Committee de Californie, audition de contrôle du 28 mai 2025 ; AM Best et Northeastern University Global Resilience Institute, analyses post-incendies, 2025.
5. Insurance Journal, California’s Property Insurance Crisis and the Path to Reform, mai 2025 ; rapports sur les pertes State Farm et les contributions exceptionnelles du FAIR Plan consécutives aux feux de janvier 2025.
6. California Department of Insurance, communications du commissaire Ricardo Lara, 2024-2026 ; actions réglementaires relatives à la gestion des sinistres post-incendies.
7. Code des assurances, dispositions relatives à la garantie catastrophes naturelles (loi du 13 juillet 1982) ; Caisse centrale de réassurance, présentation du régime CatNat.
8. Sénat, commission des Finances, Rapport sur le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, mai 2024 ; budget.gouv.fr, Garantir la soutenabilité du régime des catastrophes naturelles.
9. Arrêté du 28 décembre 2023 relevant le taux de la surprime CatNat de 12 pour cent à 20 pour cent au 1er janvier 2025 ; estimations de recettes de la Direction générale du Trésor.
10. Caisse centrale de réassurance, résultats 2025 communiqués le 12 mars 2026 ; L’Argus de l’assurance, CCR reconstitue ses réserves et amorce le rééquilibrage du régime cat’nat’, mars 2026.
11. France Assureurs, conférence de presse du 25 mars 2026 sur le coût des sinistres climatiques 2025 ; CCR, estimation du coût du retrait-gonflement des argiles.
12. Charpentier A., Barry L., James M. R., Insurance against natural catastrophes: balancing actuarial fairness and social solidarity, The Geneva Papers on Risk and Insurance ; voir aussi Charpentier A., Insurability of Climate Risks, The Geneva Papers, 2008.
13. EIOPA, Dashboard on insurance protection gap for natural catastrophes, mise à jour décembre 2025 ; données historiques de pertes 1980-2024.
14. EIOPA, Climate insurance protection gaps: a demand-side challenge, mars 2026 ; Eurobaromètre 2025 ; avertissement de la Gesamtverband der Deutschen Versicherungswirtschaft sur le doublement des primes ; proposition conjointe EIOPA-BCE de couches de réassurance partagées.
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