Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Un chantier urbain touche trois catégories de biens. Comment se classent-elles ?
L'ouvrage en construction, les existants du maître d'ouvrage et les biens de tiers relèvent de trois régimes distincts : une police de chantier garantit ce qui n'existe pas encore
La phrase à retenir est la définition même de l'objet : une police de chantier garantit ce qui n'existe pas encore, et tout ce qui était déjà debout relève d'autre chose. Regrouper l'ouvrage et les existants, comme le propose une autre réponse, est l'erreur la plus naturelle puisqu'ils appartiennent au même propriétaire et se touchent physiquement ; ils ne se couvrent pourtant ni par le même contrat ni sur les mêmes conditions. Le classement est le premier geste d'un dossier de sinistre urbain, et il commande la preuve à réunir.
Fiche du glossaire · dommage-materiel-direct2. Une réhabilitation conserve un bâtiment de 1890 et creuse deux sous-sols. Qu'arrive-t-il à l'assurance du bâtiment conservé ?
La police de biens se retire ou se sous-limite dès l'ouverture d'un chantier d'ampleur : le bâtiment se retrouve entre deux contrats, assuré par aucun
L'assureur de biens ne veut pas porter un bâtiment qu'on sous-œuvre, et l'assureur de chantier ne couvre pas ce qui existait : le trou s'ouvre au moment précis où le bâti ancien est le plus sollicité. C'est une conséquence de calendrier plutôt qu'une lacune de rédaction, et elle se traite avant l'ouverture du chantier par une extension existants, jamais après. Croire à une continuité, sous l'une ou l'autre forme, est exactement ce qui fait qu'on ne demande pas cette extension.
Fiche du glossaire · rc-pro3. L'extension existants est obtenue. Que couvre-t-elle, et sur quoi sa sous-limite est-elle calée ?
Les seuls dommages causés par l'exécution des travaux, avec une sous-limite calée sur le coût des travaux et non sur la valeur du bâti, et souvent un état des lieux exigé
Les deux bornes se combinent et se découvrent au règlement : la cause doit être l'exécution des travaux, ce qui écarte un incendie d'origine électrique dans une partie non touchée, et le montant se calibre sur le chantier plutôt que sur le bâtiment, si bien qu'une extension adossée à des travaux de deux millions ne répare pas un hôtel particulier qui en vaut vingt. La réponse qui la cale sur la valeur du bâti est celle qu'on suppose spontanément, et c'est l'écart entre les deux qui surprend au moment où il faut reconstruire.
Fiche du glossaire · dommage-materiel-direct4. Le voisin invoque un trouble anormal de voisinage. Que devient le débat sur les règles de l'art ?
Il devient sans objet : le régime dispense le voisin de prouver une faute, et certaines polices de responsabilité se retirent là où il mord
Un chantier irréprochable engage quand même, et c'est ce qui déroute une entreprise qui a tout fait dans les règles : le trouble se mesure à ce que le voisin subit et non à ce que le constructeur a bien ou mal fait. La seconde moitié de la réponse est celle qu'on découvre trop tard, car une garantie de responsabilité bâtie sur la faute peut se retirer précisément là où le régime dispense d'en prouver une. Vérifier ce point dans la police vaut mieux que perfectionner un mode opératoire qui ne sera pas en cause.
Fiche du glossaire · responsabilite-sans-faute5. Une fissure apparaît chez le voisin pendant les travaux. Comment établir qu'elle préexistait ?
On ne l'établit plus une fois la fouille ouverte : l'état des lieux et le référé préventif fabriquent la preuve, et se demandent AVANT
Une fois les travaux commencés, aucune expertise ne sait dire qu'une fissure était là avant, et les substituts que proposent les autres réponses ne portent pas sur ce qu'il faut prouver, l'état d'un mur précis à une date précise. La preuve ne se recueille pas, elle se fabrique, et elle se fabrique avant l'ouverture de la fouille par un état des lieux, voire par un référé préventif quand le voisin est réticent. C'est la démarche la moins coûteuse du dossier et la seule qui ne se rattrape jamais.
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