Janvier 2023
Le déclic
Tout part d'une découverte. ChatGPT sort à la fin de 2022 ; Paul le découvre en janvier 2023, quelques semaines plus tard, et la manière dont il regarde le reste change d'un coup. Si une machine écrit, résume et raisonne, le travail, les entreprises et ceux qui les assurent ne fonctionneront plus de la même façon.
Il veut d'abord en faire une question de politiques publiques, puis de conseil. De fil en aiguille, elle devient une question de sciences économiques et sociales : l'effet de l'intelligence artificielle sur le travail, puis sur les firmes. Et de là, une question d'assureur : comment assure-t-on une firme où presque personne ne travaille plus, et qui répond quand une intelligence artificielle se trompe ? C'est par cette porte que l'association entre dans l'assurance.
Juin 2025
Une association pour l'IA, l'ESG et les politiques publiques
Paul Bernardski fonde AlgoPolis en juin 2025. Il est originaire de Reims, a grandi à Muizon, et sort de trois années de double licence d'histoire et de science politique à l'ICES. Il suit alors à Nancy une double licence de droit et d'économie, ainsi que des Graduate Certificates en Digital Innovation de l'University of Virginia, et il écrit pour La Revue [DEMOS], dont il est rédacteur en chef suppléant pour la France.
L'association est inscrite au répertoire Sirene le 14 août 2025, sous le nom qu'elle y porte encore : « Algopolis, conseil et innovation responsable en IA, ESG et politiques publiques ». Le projet tenait dans ce nom : l'intelligence artificielle, la responsabilité des organisations et l'action publique, vues par quelqu'un qui venait de la science politique, du droit et de l'économie.
2025 à 2026
Les études tirent vers le risque
À la rentrée 2025, Paul entre en master de sciences économiques et sociales à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et commence des Graduate Certificates en Business Economics & Public Policy à l'University of Pennsylvania. Sous les sujets d'intelligence artificielle et de politique publique, une autre question prend de la place : qui porte le risque quand la technologie ou l'État fait défaut, et à quel prix.
Les premiers articles de l'observatoire montrent ce glissement. Le premier, le 1er mai 2026, porte encore sur l'intelligence artificielle : la firme face à l'IA agentique. Le deuxième, quinze jours plus tard, lit la panne CrowdStrike comme un risque d'accumulation pour les réassureurs ; le troisième traite de la silent cyber, ces garanties cyber que les contrats donnaient sans les nommer. En trois publications, le sujet est passé de la technologie à son assurance.
Été 2026
De nouveaux statuts
Le 17 juillet 2026, l'association se donne de nouveaux statuts, et l'observatoire se dote de directions thématiques dont les titulaires sont nommés le même jour : droit et régulation, économie et marchés, opérations, cyber et intelligence artificielle, durabilité et politiques publiques. La dernière garde la trace du premier objet.
Le nom a changé lui aussi. L'association s'appelle aujourd'hui « Algopolis, Observatoire en assurance des risques émergents, spéciaux et cyber » ; le changement a été accepté au répertoire national des associations, tenu par la préfecture de la Marne, et publié au Journal officiel. Le mot « conseil » a quitté le nom : en assurance, il évoque un devoir de conseil que l'observatoire n'exerce pas, et ses conditions d'utilisation disent en toutes lettres que l'association n'exerce aucune activité d'intermédiation en assurance.
Le parcours de Paul prend le même virage. Depuis juillet 2026, il préside la commission Affaires économiques de Lorraine Junior Conseil ; en août, il entre en alternance chez Neuflize OBC, au pilotage de l'activité de courtage en assurance ; à la rentrée, il commence le master Monnaie, banque, finance, assurance de Paris 1, parcours Stratégies d'assurance, finance et risques.
21 septembre 2026
Décider, et pas seulement expliquer
Ce jour-là, le cap est fixé. Paul le dit ainsi : « Ce que je veux faire, c'est souscripteur en risque cyber ou en risque politique. » Le nom portait déjà les deux métiers : algo, l'algorithme et le modèle qui servent le cyber ; polis, la cité grecque, racine de la politique. Leur jonction est l'argument central d'AlgoPolis : l'exclusion de guerre, l'attribution d'une attaque à un État et la sanction qui rend une rançon illicite sont du risque politique écrit dans un contrat cyber.
Six jours plus tard, le 27 septembre, paraît la première note de souscription : un risque, une décision, ses conditions et une date de relecture. Paul signe ces notes de son nom, et chacune est relue plus tard contre ce qui s'est réellement passé. Expliquer bien ne suffisait plus ; il fallait décider, et pouvoir être contredit par les faits.
Aujourd'hui
Ce qu'est AlgoPolis
Un observatoire indépendant de recherche appliquée sur l'assurance, la réassurance, le risque cyber et le risque politique, publié en français et en anglais : des articles, des notes de souscription datées, un glossaire technique, des outils et une Académie. Son siège est à Saint-Brice-Courcelles, dans la Marne, aux portes de Reims, d'où vient son fondateur.
Si vous croisez ailleurs l'ancien nom, « conseil et innovation responsable en IA, ESG et politiques publiques », il s'agit de la même association : le répertoire Sirene de l'INSEE, registre distinct de celui de la préfecture, ne porte pas encore le nouveau. SIREN 109 032 185, RNA W513010783.
D'autres structures portent un nom proche du nôtre ; AlgoPolis, l'observatoire de l'assurance, n'a de lien avec aucune d'elles.