APT29 (Cozy Bear, SVR)
Groupe d'espionnage attribué au SVR, le renseignement extérieur russe : SolarWinds en 2020, attribué officiellement par Washington le 15 avril 2021, puis la messagerie de la direction de Microsoft en 2024.
Le 15 avril 2021, la Maison-Blanche attribue officiellement au SVR, le service de renseignement extérieur russe, la compromission de SolarWinds Orion, et l'accompagne de sanctions sous un décret présidentiel nouveau, l'Executive Order 14024. Le groupe que l'on vise s'appelle APT29 chez Mandiant, Cozy Bear chez CrowdStrike, Nobelium puis Midnight Blizzard chez Microsoft. Son style est celui d'un service de renseignement extérieur : patience, discrétion, accès gardé des mois sans rien casser. En juillet 2020, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada l'accusent de viser la recherche sur les vaccins contre le Covid. En janvier 2024, Microsoft révèle qu'il a lu des boîtes de messagerie de sa propre direction, entré par un compte de test sans double authentification. Pour l'assurance, APT29 pose un problème différent de celui de Sandworm. Il ne détruit presque rien : ses sinistres sont des frais d'enquête, de notification et de remise en état, pas des pertes d'exploitation massives. L'exclusion de l'attaque soutenue par un État s'y applique pourtant, puisque l'attribution est faite, et l'assuré découvre qu'une intrusion silencieuse est exclue au même titre qu'un effaceur.
Cas d'école : un éditeur de logiciels européen apprend en 2024 qu'un acteur attribué à APT29 lit sa messagerie depuis huit mois. Il engage 1,8 million d'euros d'enquête, de notification et de rotation des secrets. Sa police porte une exclusion des cyber-opérations étatiques avec retour pour les frais de réponse sous une sous-limite de 500 000 euros : c'est tout ce qu'il touchera.
APT29, Cozy Bear, Midnight Blizzard, Nobelium, The Dukes
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.