Part du sinistre qui reste à la charge de l'assuré avant l'intervention de l'assureur, instrument de tarification et de maîtrise de l'aléa moral.
La franchise est la part du sinistre que l'assuré conserve à sa charge avant que la garantie ne joue. Elle remplit plusieurs fonctions économiques complémentaires. Elle réduit la prime, puisque l'assureur n'intervient plus sur les sinistres de faible montant, dont la gestion coûterait souvent plus cher que l'indemnisation elle-même. Elle limite l'aléa moral, en maintenant l'assuré financièrement intéressé à la prévention et à la limitation des dommages, puisqu'il en supporte toujours une fraction. Elle écarte enfin la multitude des petits sinistres, recentrant la couverture sur les évènements qui justifient réellement un transfert de risque. On distingue principalement la franchise absolue, toujours déduite de l'indemnité, de la franchise simple, qui disparaît dès que le sinistre dépasse un certain seuil, ainsi que des franchises par sinistre ou annuelles agrégées. Le montant de la franchise est un levier d'arbitrage essentiel pour l'assuré, une franchise élevée abaissant la prime au prix d'une rétention plus forte, une franchise basse offrant une protection plus complète mais plus coûteuse. En cyber, des franchises substantielles, parfois assorties d'un délai de carence, sont devenues la norme pour responsabiliser les assurés et contenir la sinistralité de fréquence.
Une police cyber prévoit une franchise de cinquante mille euros par sinistre. Sur une attaque coûtant deux cent mille euros, l'entreprise conserve les cinquante premiers mille à sa charge et l'assureur règle les cent cinquante mille restants.
deductible, franchise absolue, franchise simple