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Rétention (plein de conservation)

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Part du risque qu'une cédante ou un assuré conserve à sa charge avant toute cession, arbitrage central entre coût de protection et capital immobilisé.

Définition

La rétention, parfois appelée plein de conservation, désigne la part d'un risque qu'une cédante, ou un assuré, choisit de conserver à sa charge avant de transférer le surplus à un réassureur ou à un assureur. En réassurance non proportionnelle, elle correspond à la priorité, le seuil en deçà duquel la cédante supporte seule les sinistres. Le niveau de rétention est l'une des décisions stratégiques les plus structurantes d'une politique de transfert de risque, car il arbitre entre deux exigences contraires. Une rétention élevée réduit le coût de la protection achetée, mais expose davantage le bilan et mobilise plus de capital pour absorber les chocs conservés. Une rétention basse offre une protection plus complète, au prix d'une prime de cession plus lourde et d'une moindre marge. La rétention joue aussi un rôle d'alignement des intérêts, le fait que la cédante garde une part du risque, ce que l'on résume par l'expression skin in the game, rassurant le réassureur sur la qualité de la souscription et atténuant l'aléa moral. En cyber, le calibrage de la rétention reste délicat, car l'incertitude sur la sévérité des évènements rend difficile l'estimation du capital nécessaire pour porter la part conservée.

Exemple

Cas d'école : un assureur régional choisit une rétention élevée sur son portefeuille cyber pour limiter le coût de sa réassurance. Une attaque systémique le contraint alors à absorber une charge considérable sur ses fonds propres, ce qui révèle le revers d'une rétention mal calibrée.

Termes associés
Au Fil, là où cette notion a servi
Approfondir à l'Académie
Également connu sous

plein de conservation, rétention, retention, self-insured retention

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