Deux grands modes de réassurance, l'une négociée risque par risque, l'autre couvrant automatiquement tout un portefeuille en vertu d'un traité.
La réassurance se pratique selon deux grands modes complémentaires. La réassurance facultative se négocie risque par risque, le réassureur examinant et acceptant individuellement chaque risque qui lui est présenté, avec la faculté de le refuser. Elle convient aux risques importants, atypiques ou excédant la capacité des traités existants, par exemple une usine de très grande valeur ou un risque cyber inhabituel, mais elle est lourde à gérer, chaque acceptation supposant une analyse dédiée. La réassurance par traité, ou obligatoire, fonctionne à l'inverse de manière automatique, le réassureur s'engageant à couvrir, selon des règles convenues à l'avance, l'ensemble des risques d'un portefeuille défini, sans examen au cas par cas. Elle assure une protection systématique et allège la gestion, mais oblige le réassureur à accepter en bloc des risques qu'il ne choisit pas individuellement. Les deux modes coexistent dans la stratégie d'une cédante, le traité offrant une protection de fond pour le gros du portefeuille, et la facultative venant compléter ponctuellement la couverture pour les expositions exceptionnelles. En cyber, où certains risques restent difficiles à standardiser, la facultative conserve un rôle important pour les grandes entreprises aux profils singuliers.
Pour couvrir le risque cyber colossal d'un groupe technologique mondial, dont le profil ne rentre dans aucun traité standard, une cédante recourt à la réassurance facultative, négociant une protection sur mesure pour ce seul risque.
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