Couverture des pertes liées aux actes d'un gouvernement étranger, notamment l'expropriation, l'inconvertibilité de devises et la violence politique, principalement sur les marchés émergents.
L'assurance risque politique protège les investisseurs et les exportateurs contre les pertes résultant d'actes ou de défaillances imputables à un gouvernement ou à une situation politique dans un pays étranger. Les garanties couvrent plusieurs risques distincts. L'expropriation et la nationalisation désignent la confiscation partielle ou totale d'actifs par un gouvernement sans compensation adéquate. L'inconvertibilité de devise et le blocage de transfert empêchent le rapatriement des fonds vers le pays d'origine. La violence politique regroupe les conflits armés, les révolutions, les émeutes et les actes de terrorisme qui endommagent physiquement les actifs. Le non-paiement souverain couvre les défauts de paiement d'un État sur ses obligations contractuelles. Plusieurs acteurs spécialisés interviennent sur ce marché. MIGA (Multilateral Investment Guarantee Agency, filiale de la Banque mondiale) est le principal fournisseur multilatéral. La COFACE et Euler Hermes (Allianz Trade) opèrent pour le compte de l'État français. Lloyd's et les marchés de Londres proposent des couvertures privées. Le risque politique est particulièrement pertinent dans les marchés émergents en Afrique subsaharienne, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. Il est évalué sur la base de notations de risque pays produites par des agences spécialisées comme PRS Group ou Control Risks.
Un producteur d'énergie français investit 200 millions d'euros dans une centrale au gaz en Afrique de l'Ouest. Il souscrit une police risque politique couvrant l'expropriation et l'inconvertibilité de devise. Deux ans après, un changement de gouvernement conduit à la nationalisation partielle de l'actif sans compensation. L'assureur indemnise la perte sur la base de la valeur nette comptable convenue à la souscription.
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