Distinction entre les tranches basses fréquemment touchées par la sinistralité courante et les tranches hautes réservées aux catastrophes.
La distinction entre working layer et cat layer structure la construction d'un programme de réassurance en excédent de sinistres. La working layer, ou tranche de travail, est la tranche basse, située juste au-dessus de la rétention de la cédante, qui est régulièrement touchée par la sinistralité courante de fréquence. Sa tarification s'appuie largement sur le burning cost, puisque les données historiques y sont abondantes, et son rate on line est élevé car le réassureur y intervient souvent. La cat layer, ou tranche catastrophe, est au contraire une tranche haute, rarement atteinte, destinée à absorber les évènements exceptionnels de grande sévérité. Sa tarification ne peut reposer sur l'historique, trop pauvre à ces niveaux, et fait appel à la modélisation catastrophe et à l'analyse de scénarios. Son rate on line est faible, mais son rôle prudentiel est décisif, car c'est elle qui protège la solvabilité de la cédante contre les chocs majeurs. Comprendre où se situe une tranche dans cette échelle est essentiel, car la méthode de tarification, la volatilité et la fonction prudentielle diffèrent radicalement entre le bas et le haut du programme. En cyber, la frontière est rendue floue par le risque d'accumulation, qui peut transformer une sinistralité de fréquence en évènement de pointe.
Un programme combine une working layer de 5 millions en excédent de 5, fréquemment touchée, et une cat layer de 50 millions en excédent de 50, jamais activée à ce jour mais essentielle en cas d'évènement systémique.
working layer, cat layer, tranche de travail, tranche catastrophe