Méthode de tarification fondée sur la sinistralité historique observée sur une tranche, rapportée à une assiette de primes.
Le burning cost est une méthode de tarification empirique très utilisée en réassurance non proportionnelle, qui consiste à estimer le coût d'une tranche à partir de la sinistralité historique réellement observée sur cette tranche. On reconstitue, sur plusieurs années passées, les sinistres qui auraient touché la tranche considérée, puis on les rapporte à une assiette de primes pour obtenir le burning cost ratio, exprimé en pourcentage. Ce ratio, une fois chargé pour les frais, la marge et l'inflation, sert de base à la prime demandée. La méthode présente l'avantage de la simplicité et de l'ancrage dans les données réelles, mais ses limites sont importantes et bien connues. Elle est purement rétrospective et capte mal les évènements rares non observés dans l'historique, ce qui la rend peu fiable sur les tranches hautes rarement touchées ou sur les périls à fort potentiel catastrophique. Elle suppose aussi une certaine stabilité du portefeuille et exige des ajustements pour tenir compte de l'inflation des sinistres et de l'évolution de l'exposition. En cyber, la brièveté de l'historique disponible fragilise particulièrement l'approche par burning cost, ce qui pousse les réassureurs à la compléter par des modèles de scénarios.
Sur cinq ans, les sinistres ayant touché une tranche représentent en moyenne 12 pour cent de l'assiette de primes ; ce burning cost ratio, chargé pour les frais et l'inflation, donne un point de départ à la tarification de la tranche.
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