Bac à sable réglementaire pour l'IA
Espace encadré où un système d'IA est développé et éprouvé sous la supervision directe du régulateur, avant toute mise sur le marché.
La FCA britannique ouvre le premier bac à sable réglementaire en 2016 ; l'article 57 du règlement (UE) 2024/1689 demande à chaque État membre d'en tenir un pour l'IA, opérationnel au 2 août 2026. Un bac à sable réglementaire est un dispositif dans lequel une entreprise développe et éprouve un système sous la supervision directe de l'autorité compétente, selon un plan convenu, avec un accompagnement et parfois des aménagements temporaires de certaines exigences. Le mécanisme répond à une difficulté propre aux technologies rapides : le régulateur ne connaît pas assez le produit pour édicter une règle utile, et l'entreprise ne connaît pas assez l'interprétation de la règle pour investir, si bien que chacun attend l'autre. Le bac à sable rompt cette attente en produisant de la doctrine par le cas concret. Le règlement européen sur l'intelligence artificielle en rend l'établissement obligatoire pour chaque État membre, avec un accès prioritaire pour les petites entreprises, précisément parce que le coût de conformité est le principal obstacle qu'elles rencontrent. Deux réserves accompagnent l'outil. La participation n'exonère jamais de la responsabilité pour les dommages causés. Et l'accès sélectif peut donner un avantage concurrentiel aux admis, d'où l'exigence de critères de sélection publics.
Le règlement (UE) 2024/1689 sur l'intelligence artificielle, publié le 12 juillet 2024 et entré en vigueur le 1er août 2024, impose à chaque État membre d'établir au moins un bac à sable réglementaire opérationnel au plus tard le 2 août 2026, avec un accès prioritaire pour les petites et moyennes entreprises.
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