Balayage externe de la surface d'attaque
Examen, depuis internet et sans accès interne, de ce qu'une organisation expose, ports ouverts, services vulnérables, certificats, identifiants fuités, que les assureurs cyber emploient pour vérifier les déclarations et alerter leurs assurés.
Le balayage externe consiste à observer une organisation comme le ferait un attaquant, depuis internet, sans aucun accès à ses systèmes internes : adresses et domaines qui lui appartiennent, ports ouverts, services exposés et leurs versions, vulnérabilités connues, configuration de la messagerie, certificats expirés, identifiants de salariés apparus dans des fuites. Les assureurs cyber l'emploient à trois moments. À la souscription, pour vérifier les déclarations du questionnaire et détecter les expositions que le candidat ignore. En cours de contrat, pour alerter l'assuré lorsqu'une vulnérabilité critique apparaît sur un de ses services exposés, ce qui fait de l'assureur un acteur de prévention. Et à l'échelle du portefeuille, pour mesurer en quelques heures combien d'assurés sont exposés à une faille nouvelle, ce qui est la première estimation d'un cumul. La méthode a des limites connues : elle ne voit ni les défauts internes, ni la qualité des sauvegardes, ni les comportements humains, et elle attribue parfois à une entreprise des actifs qui ne sont pas les siens. Elle complète donc le questionnaire sans le remplacer.
Dans les jours qui ont suivi la divulgation de la faille Log4Shell, le 9 décembre 2021, plusieurs assureurs cyber ont balayé les services exposés de leurs assurés pour identifier ceux qui présentaient la bibliothèque vulnérable, et leur ont adressé des alertes nominatives avant même que les premières exploitations massives ne se traduisent en sinistres.
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