Base de données vectorielle
Système de stockage qui indexe des plongements vectoriels pour retrouver très vite les éléments les plus proches d'une requête, infrastructure centrale des assistants fondés sur la documentation interne, et nouvelle surface d'exposition des données.
Une base de données vectorielle stocke des plongements vectoriels, avec les textes ou documents qu'ils représentent, et permet de retrouver en quelques millisecondes, parmi des millions d'éléments, ceux dont le vecteur est le plus proche d'un vecteur de requête. Elle repose sur des algorithmes de recherche approximative des plus proches voisins, qui sacrifient un peu d'exactitude pour une vitesse considérable. Elle est devenue l'infrastructure centrale des systèmes de génération augmentée par récupération : lorsqu'un collaborateur interroge un assistant sur la politique de souscription ou sur un contrat, sa question est transformée en vecteur, la base retrouve les passages pertinents de la documentation, et le modèle de langage rédige sa réponse à partir d'eux. Pour l'assureur, deux points de vigilance s'imposent. La qualité des réponses dépend de ce que contient la base : documents périmés, versions contradictoires, contenus non vérifiés se retrouvent dans les réponses. Et la base concentre une copie de documents souvent sensibles, contrats, données clients, rapports d'expertise, sous une forme dont la gestion des droits d'accès est moins mûre que celle des systèmes classiques, ce qui en fait une nouvelle cible et un nouveau sujet de conformité au règlement sur la protection des données.
Cas d'école : un assureur indexe tous ses dossiers sinistres dans une base vectorielle pour son assistant interne. Un audit révèle que l'assistant cite des extraits de dossiers médicaux à des collaborateurs qui n'y ont pas accès dans le système de gestion, parce que les droits n'ont pas été répliqués dans l'index : l'outil est suspendu le temps de filtrer les résultats selon les habilitations.
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