Minimisation des données
Principe qui veut qu'on ne collecte et ne garde que les données strictement nécessaires. C'est la meilleure réponse quand l'effacement est impossible.
L'article 5, paragraphe 1, point c), du RGPD, le règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 applicable depuis le 25 mai 2018, exige que les données personnelles soient « adéquates, pertinentes et limitées à ce qui est nécessaire au regard des finalités pour lesquelles elles sont traitées ». C'est le principe de minimisation. Le point e) le prolonge dans le temps en limitant la durée de conservation. L'article 17 consacre le droit à l'oubli, mais effacer une donnée devient approximatif une fois qu'un modèle l'a absorbée. La minimisation répond à ce problème en amont : la meilleure protection contre une demande d'effacement, c'est de n'avoir jamais absorbé la donnée visée. Elle va avec la pseudonymisation, l'agrégation et les techniques d'apprentissage respectueuses de la vie privée, qui réduisent l'empreinte personnelle dans le modèle. Elle marque un basculement de la gouvernance des données, du contenu vers le cycle de vie : la conformité se conçoit dès l'origine, au lieu de reposer sur la capacité de supprimer après coup.
Cas d'école : plutôt que d'entraîner son modèle sur des données nominatives qu'il devra peut-être effacer, un assureur les agrège et les pseudonymise en amont, réduisant son exposition au droit à l'oubli.
minimisation, sobriété des données, data minimisation
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.