Aller au contenu
←Retour au glossaireInfrastructure & data centers

Concentration géographique des data centers

Regroupement d'une part disproportionnée de la capacité mondiale de data centers dans un petit nombre de zones géographiques, créant un risque d'accumulation localisé.

Définition

La concentration géographique des data centers désigne le regroupement d'une part disproportionnée de la capacité mondiale d'hébergement dans un petit nombre de zones. Les opérateurs s'y installent pour l'électricité bon marché, la fiscalité, la connectivité en fibre optique, ou parce que d'autres infrastructures numériques y sont déjà. Pour chacun pris isolément, le choix est rationnel. À l'échelle du secteur, il fabrique une accumulation de risque qu'aucun acteur ne mesure seul. Une panne du réseau électrique régional, une catastrophe naturelle ou une saturation des capacités peut toucher en même temps une part significative de l'infrastructure numérique mondiale, hébergée par des opérateurs concurrents et sans lien capitalistique entre eux. Pour l'assureur, des risques en apparence indépendants, parce que portés par des assurés distincts sous des polices distinctes, deviennent un seul risque corrélé. Sa sévérité agrégée peut dépasser très largement la somme perçue des expositions individuelles. C'est un défaut de modélisation classique dans l'analyse d'accumulation d'un portefeuille cyber ou technologique.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Concentration géographique des data centers : illustration de la fiche Infrastructure & data centers du glossaire AlgoPolis
Exemple

Le comté de Loudoun, en Virginie du Nord, surnommé « Data Center Alley », a l'une des plus fortes densités de data centers au monde. Une part très importante du trafic internet mondial passe par cette seule zone.

À lire ensuite
Passer à la pratique
Termes associés
Approfondir à l'Académie
Également connu sous

data center alley, concentration data center, hub géographique data center

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.