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CSIRT national (centre de réponse aux incidents de sécurité informatique)

Équipe publique désignée par chaque État membre au titre de l'article 10 de la directive NIS2 pour recevoir les notifications, alerter et assister les entités touchées ; en France, le CERT-FR de l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information).

Définition

Le CSIRT national (centre de réponse aux incidents de sécurité informatique) est l'équipe publique que chaque État membre désigne, au titre de la directive NIS2, pour recevoir les notifications d'incident, alerter et assister les entités touchées. En France, le CERT-FR, logé à l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), tient le rôle de CSIRT national. Le cadre est l'article 10 de la directive (UE) 2022/2555 (NIS2) : chaque État membre désigne ou met en place un ou plusieurs CSIRT et notifie sans retard leur identité à la Commission. L'article 11 liste leurs missions : veille sur les menaces, alertes, assistance aux entités touchées, balayage proactif des réseaux, divulgation coordonnée des vulnérabilités. L'article 15 réunit les CSIRT nationaux et le CERT-EU dans un réseau dont l'ENISA (Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité) assure le secrétariat, la Commission y siégeant en observateur ; tous les deux ans, ce réseau évalue la coopération opérationnelle et adopte un rapport. Une notification reçue, le CSIRT rend un premier retour à l'alerte précoce de l'article 23 et recoupe avec les autres signalements, ce qui permet de dire à la victime qu'elle n'est pas seule. Il redescend ensuite des indicateurs de compromission vers le reste du marché, sans nommer qui les a fournis. Reconstruire un Active Directory, parler au groupe qui tient les clés ou mener trois semaines de forensique sur site ne relève pas de lui. Son appui est gratuit et borné par ses effectifs. Pour le souscripteur cyber, tout se joue sur le poste frais de réponse à incident : l'assuré qui a notifié le CERT-FR a toujours besoin de son prestataire, et c'est ce prestataire que la police paie. Deux lignes du libellé méritent d'être lues avant le sinistre. La clause de coopération avec les autorités, d'abord : les heures passées par le prestataire ou l'avocat à préparer les échanges avec le CSIRT sont garanties ou non selon la rédaction. La confidentialité, ensuite, puisque ce qui part au CSIRT circule ensuite dans le réseau sous forme anonymisée. Nuance : la transposition française de NIS2 a pris du retard, et le destinataire exact des notifications se lit dans le texte en vigueur au jour du sinistre.

Ses 10 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
CSIRT national (centre de réponse aux incidents de sécurité informatique) : illustration de la fiche Cyber du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : une ETI (entreprise de taille intermédiaire) de transport fictive, entité essentielle, voit ses serveurs chiffrés un vendredi à 22 h. Son alerte précoce part au CERT-FR le samedi à 9 h, onze heures plus tard. Le CERT-FR accuse réception, partage trois indicateurs déjà vus chez deux autres victimes, et s'arrête là. Le prestataire de réponse mobilise quatre consultants pendant quinze jours à 1 200 euros par jour : 4 × 15 × 1 200 = 72 000 euros. Avec une franchise de 10 000 euros sur le poste frais de réponse, la police verse 62 000 euros. L'appui du CSIRT (centre de réponse aux incidents de sécurité informatique) n'a rien coûté et ne figure nulle part dans le décompte.

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Termes associés
Également connu sous

CERT-FR, CSIRT national, CERT national, centre de réponse aux incidents de sécurité informatique, réseau des CSIRT, CSIRT de l'article 10 NIS2

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