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Alerte précoce (NIS2, 24 heures)

Premier signalement qu'une entité essentielle ou importante adresse au CSIRT (centre de réponse aux incidents de sécurité informatique) ou à l'autorité compétente, au plus tard 24 heures après avoir pris connaissance d'un incident important. L'entité y dit si l'incident est soupçonné malveillant et s'il peut toucher d'autres États.

Définition

L'alerte précoce est le premier signalement qu'une entité essentielle ou importante adresse au CSIRT (centre de réponse aux incidents de sécurité informatique) ou à l'autorité compétente, au plus tard 24 heures après avoir pris connaissance d'un incident important. Depuis le 18 octobre 2024, une entité belge soumise à la loi du 26 avril 2024 qui découvre un incident important un vendredi à 23 heures a jusqu'au samedi 23 heures pour déposer son alerte précoce. Elle la dépose auprès du Centre pour la cybersécurité Belgique (CCB), sur notif.safeonweb.be. La règle vient de l'article 23, paragraphe 4, point a, de la directive (UE) 2022/2555, qui exige l'alerte « sans retard injustifié ». Elle indique, s'il y a lieu, si l'incident est soupçonné d'avoir été causé par un acte illicite ou malveillant et s'il pourrait avoir un impact transfrontière. L'horloge part de la prise de connaissance, pas de la survenue. Le contenu exigé est mince, et c'est voulu : à H+24, personne ne sait si l'on a affaire à un rançongiciel ou à une erreur de configuration. L'alerte ouvre une cascade (notification à 72 heures, rapport final à un mois), et la qualification d'incident important se fait sur les critères du paragraphe 3 ou, pour les fournisseurs numériques, du règlement d'exécution (UE) 2024/2690. Pour le souscripteur cyber, la question est de savoir qui paie les heures qui précèdent l'alerte. Le coach de violation et le premier forensicien travaillent avant toute certitude ; si la police déclenche les frais de réponse à incident sur un incident « confirmé », la nuit de qualification tombe dans un trou. Les libellés récents visent l'incident « réel ou suspecté » : c'est le premier mot que lit un juriste de sinistre. Autre frottement : l'alerte est une déclaration à une autorité, elle fige une chronologie que l'expert de l'assureur relira, et une clause de consentement préalable de l'assureur se tient mal dans un délai de 24 heures. Nuance : la transposition varie, et certains États ajoutent leurs propres champs.

Ses 10 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Alerte précoce (NIS2, 24 heures) : illustration de la fiche Droit & régulation du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : Logivert, transporteur fictif classé entité importante, voit ses serveurs chiffrés un lundi à 6 heures ; l'alerte précoce part le mardi à 5 heures. Entre-temps, 18 heures de forensique à 400 € (7 200 €) et 6 heures de coach de violation à 500 € (3 000 €), soit 10 200 €. La police déclenche les frais de réponse sur un incident « confirmé », et la confirmation date du mardi 12 heures : les 10 200 € engagés avant cette heure deviennent le premier point de discussion du sinistre.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

alerte précoce, alerte précoce NIS2, notification à 24 heures NIS2, pré-notification NIS2, early warning NIS2, article 23, paragraphe 4, point a

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