Aller au contenu
←Retour au glossaireCyber

Dark web

Partie du web qu'on n'atteint que par Tor ou un réseau équivalent, où se vendent identifiants volés, accès et données de victimes.

Définition

En octobre 2013, le FBI ferme Silk Road, le marché de drogue accessible par Tor. En avril 2022, l'Office fédéral de police criminelle allemand (BKA) saisit les serveurs d'Hydra, le plus grand marché russophone. En avril 2023, l'opération Cookie Monster, menée par le FBI et ses partenaires, démantèle Genesis Market. Ce marché vendait des identifiants et des empreintes de navigateur volés, de quoi se présenter comme la victime à un site sans déclencher d'alerte. Le dark web désigne la partie du web qu'on n'atteint que par un réseau d'anonymisation comme Tor, avec des adresses en .onion qui masquent l'hébergeur autant que le visiteur. Les forums de vente d'accès, les boutiques d'identifiants et les sites de fuite des groupes rançongiciels y vivent, et se reconstituent souvent sous un autre nom après une saisie. Pour l'assureur, il intervient à deux moments. Avant la souscription, des prestataires surveillent les identifiants fuités d'un candidat (adresses de son domaine et mots de passe en vente ou en libre accès). Le résultat entre dans la notation externe ou dans les questions posées au courtier. Après une violation, la revente des données sur ces marchés prolonge le sinistre : notifications supplémentaires, fraude subie par les personnes concernées, réclamations qui arrivent des mois plus tard. La surveillance voit ce qui s'affiche sur les places qu'elle indexe, et seulement cela ; un accès vendu en message privé lui échappe. À ne pas confondre avec le deep web, l'ensemble banal des pages que les moteurs de recherche n'indexent pas (messagerie, espace client, intranet), qui forme l'essentiel du web et n'a rien de clandestin.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Dark web : illustration de la fiche Cyber du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : à la souscription d'un cabinet comptable de 120 salariés, le rapport de surveillance remonte 40 couples adresse et mot de passe du domaine du cabinet. Ils figurent dans des journaux de voleurs d'informations mis en vente, et deux d'entre eux datent du mois précédent. Le souscripteur demande si ces comptes ont été réinitialisés et si la messagerie exige un second facteur. Le cabinet vérifie les deux comptes récents et découvre que l'un appartient à un associé qui travaille depuis son ordinateur personnel. Le dossier repart avec une réserve écrite sur les accès depuis des postes non gérés.

À lire ensuite
Passer à la pratique
Termes associés
Également connu sous

dark web, darknet, web clandestin, web sombre, marchés du dark web

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.