Assurance des bijoutiers (jewellers' block)
Police tous risques qui couvre le stock des bijoutiers, joailliers et négociants en pierres précieuses, en magasin, en coffre, en transit, en dépôt chez des confrères et lors des salons ; spécialité historique du marché de Londres.
Le stock d'un bijoutier concentre une valeur considérable sous un faible volume, facile à emporter et à écouler. Ce stock circule en permanence : il passe de l'atelier au magasin, est confié à des confrères pour vente ou expertise, voyage vers des salons professionnels, est présenté à des clients hors boutique. La police dite jewellers' block, spécialité du marché de Londres depuis le XIXe siècle, couvre ces biens sur une base tous risques, en tous lieux et à tous les stades, sous réserve d'exclusions et de conditions précises. Les principaux sinistres sont le vol à main armée, le cambriolage, la fraude et l'escroquerie, par exemple la substitution de pierres lors d'une présentation, et le vol pendant les déplacements de représentants. La souscription est très technique : classes de coffres certifiées, systèmes d'alarme reliés, plafonds par lieu, par déplacement et par personne, obligation que les biens restent sous surveillance directe hors du coffre, conditions pour les salons. La violation d'une de ces conditions au moment du sinistre, un sac laissé dans une voiture, un coffre non fermé en journée, est la cause la plus fréquente de refus. Le marché est concentré, parce que peu de souscripteurs maîtrisent à la fois la valeur des pierres, les pratiques du négoce et les techniques des voleurs spécialisés.
Cas d'école : un négociant en diamants se rend à un salon avec une collection de 3 millions d'euros. Pendant qu'il déjeune, sa mallette, laissée sous la table du stand, disparaît. L'assureur refuse la garantie : la police exigeait que les biens restent en permanence sous la surveillance directe d'une personne désignée.
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Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
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