Aller au contenu
←Retour au glossaireCyber

Logiciel d'effacement (wiper)

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Logiciel malveillant conçu pour détruire ou rendre irrécupérables les données, sans intention de rançon, souvent à des fins de sabotage ou géopolitiques.

Définition

Un logiciel d'effacement, ou wiper, est un type de maliciel dont le but n'est pas le gain financier mais la destruction. Contrairement au rançongiciel, qui chiffre les données pour les libérer contre paiement, le wiper détruit ou corrompt irréversiblement les fichiers et parfois les systèmes eux-mêmes, sans aucune perspective de récupération. Sa logique est celle du sabotage, et il est fréquemment associé à des motivations géopolitiques ou à des conflits, employé pour paralyser des infrastructures adverses. Certains wipers se déguisent en rançongiciels pour brouiller l'attribution et semer la confusion, affichant une demande de rançon factice alors que les données sont déjà détruites. L'exemple emblématique demeure NotPetya en 2017, qui, sous l'apparence d'un rançongiciel, a effacé les données d'innombrables entreprises à travers le monde et causé des milliards de dollars de dommages. Pour l'assurance, le wiper concentre plusieurs difficultés majeures, l'ampleur catastrophique des dommages, l'impossibilité de récupération qui aggrave la perte d'exploitation, et surtout la question de l'attribution étatique, qui peut faire jouer les clauses d'exclusion de guerre et a nourri le débat sur le cyber silencieux.

Exemple

Cas d'école : une entreprise logistique mondiale voit, en quelques minutes, l'ensemble de ses systèmes effacés par un wiper diffusé via une mise à jour logicielle piégée. La reconstruction prend des semaines, et l'assureur invoque une possible attribution étatique pour discuter l'application de l'exclusion de guerre.

Termes associés
Articles liés
Approfondir à l'Académie
Également connu sous

wiper, logiciel d'effacement, maliciel destructeur

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.