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Piratage et divulgation (hack-and-leak)

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Opération qui vole des documents pour les publier au moment le plus dommageable, souvent pour peser sur une élection, et dont le préjudice tient à la réputation et à la responsabilité plutôt qu'à l'interruption.

Définition

Une opération de piratage et divulgation combine deux gestes : l'intrusion dans les messageries ou les serveurs d'une cible, puis la publication calculée de ce qui a été dérobé, parfois mêlé de faux, sur des plateformes choisies pour leur audience. Le but n'est pas l'argent, contrairement à la double extorsion, mais l'influence : discréditer un candidat, un parti, une entreprise ou une institution, au moment où la publication fera le plus de mal. Ces opérations sont fréquemment attribuées à des services de renseignement, ce qui les place d'emblée dans la jonction entre cyber et risque politique. Pour l'assurance, le préjudice se concentre sur des garanties que la police cyber traite comme secondaires : frais de gestion de crise et de communication, responsabilité pour les données personnelles de tiers contenues dans les fuites, atteinte à la réputation, parfois responsabilité des dirigeants. L'interruption d'activité est faible, et le sinistre peut paraître modeste en coûts directs alors que son effet politique est considérable. La question de l'exclusion de guerre se pose, mais rarement de façon décisive, faute de conflit armé.

Exemple

Le 5 mai 2017, quelques heures avant la fin officielle de la campagne présidentielle française, environ neuf gigaoctets de courriels et de documents de l'équipe d'Emmanuel Macron ont été publiés en ligne, mêlés de faux. En octobre 2020, la justice américaine a inculpé six officiers du renseignement militaire russe pour une série d'opérations incluant cette campagne de 2017 et NotPetya.

Termes associés
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Également connu sous

hack and leak, opération de piratage et divulgation, fuite orchestrée

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