Aller au contenu
←Retour au glossaireCyber

Rançongiciel (ransomware)

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Logiciel malveillant qui chiffre les données ou bloque les systèmes d'une victime pour lui extorquer une rançon, premier moteur de la sinistralité cyber depuis 2019.

Définition

Un rançongiciel est un logiciel malveillant qui rend les données ou les systèmes d'une victime inutilisables, le plus souvent en les chiffrant, et qui conditionne leur restitution au paiement d'une rançon, aujourd'hui presque toujours en cryptomonnaie. La forme moderne combine le chiffrement avec le vol préalable des données et la menace de les publier, et elle est distribuée par des opérateurs qui louent leur outil à des affiliés. Pour l'assureur, le rançongiciel n'est pas un péril parmi d'autres mais celui qui structure la branche. Il déclenche en une seule attaque presque toutes les garanties de la police : frais de réponse à incident, restauration des systèmes, perte d'exploitation, extorsion, notification et responsabilité envers les tiers dont les données ont fui. Sa sévérité dépend moins de la rançon que de la durée d'arrêt, souvent plusieurs semaines, et c'est pourquoi les souscripteurs exigent désormais des sauvegardes isolées, l'authentification multifacteur et une capacité de détection avant de proposer une garantie. Sa dimension politique tient aux sanctions : payer peut être interdit lorsque le groupe ou l'un de ses membres est désigné, ce qui transforme une décision de gestion de crise en question de droit pénal.

Exemple

En mars 2021, un grand assureur américain, lui-même victime d'un rançongiciel, aurait versé 40 millions de dollars selon la presse financière. En 2024, le groupe UnitedHealth a confirmé avoir payé 22 millions de dollars après l'attaque contre sa filiale Change Healthcare, dont la fuite a concerné environ 190 millions de personnes.

Termes associés
Articles liés
Également connu sous

ransomware, logiciel de rançon, attaque par rançongiciel

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.