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Rançongiciel contre les établissements de santé

Attaque qui chiffre les systèmes d'un hôpital, d'un laboratoire ou d'un prestataire de santé et menace de publier les données des patients, et se sert de l'interruption des soins pour obtenir une rançon.

Définition

Le rançongiciel contre un établissement de santé chiffre les systèmes d'un hôpital ou d'un laboratoire et menace de publier les données des patients, en jouant sur l'interruption des soins. Le secteur est une cible de choix parce qu'un hôpital ne peut pas attendre. L'ANSSI a recensé 30 établissements de santé chiffrés en France en 2022 et 2023, environ 10 % des rançongiciels qui lui ont été signalés. Le rapport d'IBM de 2024 met le coût moyen d'une violation de données dans la santé à 9,77 millions de dollars, le plus élevé des secteurs pour la quatorzième année. Chaque cas a appris quelque chose au marché. WannaCry (mai 2017) a arrêté des services du NHS anglais par des postes non corrigés, sans qu'aucune rançon les vise. Le HSE irlandais (mai 2021) a montré qu'un réseau national entier pouvait tomber d'un coup. Change Healthcare (février 2024) a déplacé le sinistre vers le sous-traitant de facturation, avec des pertes chez des milliers de praticiens. Synnovis (juin 2024) a fait la même chose avec les analyses de sang de Londres. La police cyber d'un hôpital ressemble peu à celle d'une PME. La perte d'exploitation se calcule sur une activité déprogrammée, et les frais supplémentaires incluent le transfert de patients. La responsabilité glisse vers le dommage corporel, que beaucoup de polices cyber excluent et que la RC hospitalière n'a pas toujours tarifé. La ligne des hôpitaux publics français est de ne pas payer, et le CHSF l'a tenue en 2022.

Ses 8 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Rançongiciel contre les établissements de santé : illustration de la fiche Cyber du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un CHU de 1 500 lits est chiffré un samedi soir. Les urgences passent en régulation pendant trois semaines et 40 % des interventions programmées sont reportées. La perte de recettes atteint 9 millions d'euros, les prestataires et la remise en état 4 millions. La police cyber, plafonnée à 10 millions avec une franchise de 500 000 euros, laisse 3 millions d'euros à l'établissement, sans compter les recours de patients dont la prise en charge a été retardée.

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Termes associés
Également connu sous

ransomware hospitalier, rançongiciel hospitalier, cyberattaque d'hôpital, hospital ransomware

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