Silent solar
Exposition à la tempête solaire ni exclue ni couverte affirmativement par les polices de dommages, sur le modèle du silent cyber.
Le 13 mars 1989, une tempête géomagnétique a fait tomber le réseau d'Hydro-Québec et privé environ six millions de personnes d'électricité pendant neuf heures. Pour une usine de la province, la perte venait de la carence du fournisseur, sans dommage sur son propre site. Le silent solar désigne le traitement contractuel implicite du risque de tempête géomagnétique, presque jamais exclu nommément des polices de dommages mais presque jamais couvert affirmativement non plus. L'exposition vit dans le silence des textes, non tarifée ni provisionnée, et ne se révélera qu'au moment de la déclaration, dans un contentieux d'interprétation. Le point dur : la perte réelle est une panne sans dommage matériel sur le site assuré, précisément ce que la garantie est conçue pour ne pas payer.
Cas d'école : comme le silent cyber avant lui, le silent solar impose de clarifier les clauses avant l'événement, car les trois verrous de dommage matériel, de pertes d'exploitation et de carence de fournisseur jouent tous contre l'assuré.
solaire silencieux
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