Mode de réassurance négocié risque par risque, où le réassureur accepte ou refuse chaque risque individuellement, utilisé pour les expositions hors appétit du traité obligatoire.
La réassurance facultative, couramment appelée fac, est un mode de placement où chaque risque est présenté individuellement au marché de la réassurance : la cédante soumet le risque, le réassureur l'examine et décide librement de l'accepter ou de le refuser, d'où son nom. Elle s'oppose à la réassurance par traité obligatoire, dans lequel le réassureur est contractuellement tenu d'accepter tous les risques rentrant dans le périmètre défini. La facultative est utilisée pour trois types de situations : les risques de grande valeur qui dépassent la capacité du traité existant, les risques atypiques ou hors appétit dont le profil ne correspond pas aux critères du traité, et les risques pour lesquels la cédante souhaite obtenir une validation indépendante de sa propre tarification. Le placement fac peut se faire sur le marché de Londres (LAS, Lloyd's et companies), sur les marchés continentaux, ou via des intermédiaires spécialisés. Chaque placement fac donne lieu à la rédaction d'une slip, document de souscription condensé qui formalise les conditions acceptées par chaque co-réassureur. La fac présente l'inconvénient de délais de placement parfois longs et d'une certaine exposition à l'anti-sélection, le réassureur ne voyant que les risques que la cédante veut lui présenter, ce qui peut l'amener à craindre d'être sollicité surtout pour les moins bons risques.
Une compagnie d'assurance accepte une usine pharmaceutique dont la valeur assurée atteint 800 millions d'euros. Son traité incendie ne couvre que les risques jusqu'à 150 millions. Elle place le reliquat de 650 millions en réassurance facultative sur le marché de Londres, en présentant la slip à une dizaine de réassureurs qui souscrivent chacun une quote-part de la capacité.
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