Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Le 8 avril, une mise à jour de configuration défectueuse chez l'hébergeur provoque une panne de neuf heures, sans aucune intrusion. Que produit la génération ancienne de rédaction, celle qui n'ouvre la carence fournisseur que sur une défaillance de sécurité ?
Rien du tout, quelle que soit la durée de la panne
La condition d'ouverture n'est pas remplie, et une condition qui manque ne se remplit pas à moitié : il n'y a pas d'indemnité réduite, il n'y a pas d'indemnité. La durée n'entre même pas en discussion, puisqu'elle ne se pose qu'une fois la garantie ouverte. La réponse qui traite la cause comme indifférente décrit exactement l'autre génération, la récente, qui ouvre sur toute indisponibilité : c'est cette confusion entre deux générations d'un même livre que le cas est construit pour révéler, et elle est d'autant plus facile à commettre que les deux clauses portent le même nom.
Fiche du glossaire →2. Toujours le 8 avril, dans la génération récente : deux cents polices portent un délai de carence de douze heures, les cent autres un délai de huit heures. La panne dure neuf heures. Que voit-on ?
Rien pour les deux cents, qui ne franchissent pas leur seuil, et une heure d'interruption au-delà du seuil pour les cent
La plus grande panne du livre produit un sinistre proche de zéro, et c'est le résultat que le module veut faire toucher du doigt. Le délai de carence est un seuil avant d'être une franchise : en deçà, rien ne s'ouvre, et il n'y a donc rien à proratiser. Au-delà, seule la part excédentaire compte, ici une heure. La réponse proportionnelle est celle de quelqu'un qui a lu le délai comme une franchise en montant. La réponse qui ne voit rien du tout oublie que neuf heures franchissent bien le seuil de huit, ce qui est une erreur de lecture d'un seul chiffre et coûte pourtant tout le raisonnement.
Fiche du glossaire →3. Le 15 octobre, un rançongiciel chez le même hébergeur provoque une interruption de trente heures. Qu'est-ce qui change par rapport au 8 avril ?
Trente heures franchissent les deux seuils et un rançongiciel est une défaillance de sécurité : les deux générations jouent et les trois cents assurés répondent
Deux conditions changent en même temps, la cause et la durée, et il faut les deux : c'est le croisement qui produit l'indemnité, jamais l'une des deux prise seule. Le modèle de la cédante retient pourtant le même sinistre aux deux dates, et il se trompe dans les deux cas, en sens contraire. C'est précisément ce qui empêche qu'on le corrige : les deux erreurs se compensent dans la moyenne annuelle et ne se révèlent que le jour où l'une des deux se produit vraiment. La réponse proportionnelle passe à côté de la marche : entre neuf et trente heures, l'ampleur reste la même et c'est le nombre de polices dont la garantie s'ouvre qui change.
Fiche du glossaire →4. Le module dit que l'erreur du professionnel compétent est d'avoir bâti le cumul sur la dépendance au prestataire. Qu'aurait-il fallu croiser ?
La dépendance, qui est un fait du monde, et la génération de rédaction, qui est un fait du livre
La dépendance dit qui est exposé, la rédaction dit qui est couvert, et seul le croisement des deux produit une indemnité. C'est une distinction de nature et pas seulement de donnée : la première se relève chez les assurés, la seconde se relève dans les contrats, et rien n'oblige les deux relevés à exister dans la même équipe. Les trois autres croisements portent sur des données réelles et utiles ailleurs, la concentration du marché, l'historique, la posture de sécurité. Aucune ne dit si la garantie s'ouvre, ce qui est la seule question que le cumul doit trancher.
Fiche du glossaire →5. Le module signale un coût que le modèle ne voit dans aucun des deux scénarios. Lequel ?
L'instruction des trois cents déclarations, réelle et immédiate, y compris le 8 avril où presque aucune n'aboutira
Le jour d'une grande panne, tous les assurés exposés déclarent, y compris ceux dont la garantie ne s'ouvrira jamais, parce qu'aucun d'eux ne connaît la génération de rédaction de son propre contrat. Instruire ces dossiers coûte des heures de gestion et parfois d'expertise, immédiatement, et cette dépense n'est couverte par personne. Un cumul qui ne modélise que des indemnités la laisse entièrement hors du calcul, et l'écart est maximal précisément le jour où l'indemnité est nulle. Les autres coûts proposés sont réels mais différés et modélisables ; celui-ci est immédiat et invisible, ce qui est une tout autre catégorie.
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