Carence fournisseur (CBI)
Garantie couvrant la perte d'exploitation subie par l'assuré du fait d'un sinistre survenu non chez lui, mais chez un fournisseur ou un prestataire dont il dépend.
La carence fournisseur, désignée en anglais par contingent business interruption, est une garantie qui couvre la perte d'exploitation subie par l'assuré lorsque l'évènement à son origine se produit non pas chez lui, mais chez un tiers dont il dépend, fournisseur, sous-traitant, prestataire de services ou même client majeur. Une entreprise peut s'arrêter sans avoir subi le moindre dommage, parce qu'un maillon de sa chaîne a lâché : c'est ce cas que la garantie prend. En matière cyber, cette garantie prend une importance décisive, car la dépendance des organisations à un petit nombre de prestataires numériques critiques, hébergeurs, fournisseurs d'informatique en nuage, éditeurs de logiciels largement utilisés, signifie qu'une attaque ou une panne chez l'un d'eux peut interrompre simultanément l'activité d'un grand nombre d'entreprises. La carence fournisseur est ainsi l'une des voies principales du risque d'accumulation, puisque la défaillance d'un fournisseur commun déclenche un grand nombre de sinistres corrélés chez des assurés sans lien apparent entre eux. C'est précisément cette concentration des dépendances qui rend la garantie aussi recherchée par les assurés que redoutée par les assureurs, lesquels peinent à cartographier leur exposition réelle aux fournisseurs critiques partagés.
Cas d'école : une entreprise de commerce en ligne dont l'activité repose entièrement sur un fournisseur d'informatique en nuage est paralysée lorsque celui-ci subit une panne majeure. Elle n'a souffert d'aucune attaque directe, mais sa perte d'exploitation relève de la garantie de carence fournisseur.
carence fournisseur, contingent business interruption, CBI, perte d'exploitation sans dommage direct
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.