Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Cinq colonnes suffisent à ce tableau. Laquelle n'est presque jamais remplie, et qu'est-ce qu'elle explique ?
La date de la dernière réécriture de la clause : elle explique la moitié des surprises, une position ayant pu changer sans que personne dans l'entreprise ne l'apprenne
Une position n'est pas un état mais un état daté, et c'est l'absence de date qui laisse croire qu'on connaît son programme. La proposition sur la prime introduit une grandeur que ce tableau ne porte pas : le montant utile y est la limite en jeu, non ce qu'elle a coûté. Celle sur la citation exacte va contre la colonne telle qu'elle est conçue, qui demande une phrase disant ce que la position laisse dehors, parce qu'une citation ne se lit pas en croisant vingt lignes. Celle qui confond renouvellement et réécriture énonce précisément l'erreur qui produit la surprise : un contrat se renouvelle sans que sa clause bouge, et une clause se réécrit au renouvellement sans que personne ne le signale.
Fiche du glossaire · declaration-de-risque2. Le tableau est rempli. On ne le lit pas ligne par ligne : qu'y cherche-t-on, et laquelle des figures est la plus coûteuse ?
Un trou, un double et une dépendance ; le trou est le plus fréquent et le plus coûteux, et il ne se voit qu'en croisant les lignes, jamais en lisant un contrat isolé
Le tableau existe pour produire une lecture croisée, et les trois figures sont ce que cette lecture rend visible. La proposition sur les limites additionne des capacités qui ne répondent pas du même sinistre, ce qui est la façon la plus rapide de se croire couvert. Celle qui trie sur la présence d'une clause laisse dehors la figure la plus fréquente : un scénario que la police cyber ne prend pas parce qu'elle est trop petite, et que les autres ne prennent pas parce que leur seuil n'est pas franchi. Celle sur les dates décrit une commodité de gestion, utile ailleurs, et qui ne dit rien de ce qui répond.
Fiche du glossaire · tour-assurance3. Deux polices du programme répondent du même sinistre. Pourquoi ce n'est pas une bonne nouvelle ?
Parce que deux assureurs qui doivent le même montant discutent, et que l'assuré attend : la figure se traite en disant laquelle intervient en premier, ce qui supprime la discussion au lieu d'ajouter un montant
Le préjudice d'un double est le même que celui du silence hors des polices dommages, et c'est du temps. La proposition qui y voit une addition de capacités confond deux garanties concernées par le même fait avec deux lignes d'une même tour, qui elles s'empilent par construction. Celle sur la double prime déplace la question sur un coût récurrent alors que le coût réel se paie une fois, au sinistre, sous forme de délai. Celle sur le principe indemnitaire cite la règle exacte qui interdit le double paiement et en tire une conséquence qu'elle ne porte pas : elle borne l'indemnité, elle n'annule pas un contrat.
Fiche du glossaire · silent-cyber4. Le tableau met des silences en évidence. Le réflexe naturel est de demander une exclusion partout, pour que tout soit propre. Qu'est-ce que ce réflexe produit ?
Il transforme une incertitude en absence certaine de couverture et fait perdre ce que le silence laissait de chances : ce qui est utile est que l'assureur écrive sa position, quelle qu'elle soit
Une exclusion écrite vaut mieux qu'un silence, une réintroduction vaut mieux qu'une exclusion, et savoir vaut mieux que les trois : c'est cet ordre que le réflexe naturel enjambe. La proposition sur la lisibilité pose un principe défendable et en paie le prix sans l'avoir mesuré, alors que le prix est ici la garantie elle-même. Celle sur l'équivalence juridique est fausse sur le fait, puisque le silence laisse ouverte une qualification que l'exclusion ferme, ce qui est exactement ce dont vivent les quatre lignes hors dommages. Celle qui restreint le défaut aux lignes déjà pourvues manque l'essentiel, le réflexe ne coûtant précisément que là où rien n'est écrit.
Fiche du glossaire · silent-cyber5. Un tableau daté d'il y a trois ans. Que vaut-il, et sur quels évènements se refait-il en entier ?
Il est pire qu'aucun tableau, car il donne une assurance fausse ; il se refait en entier sur une acquisition, sur un changement d'assureur sur une ligne importante, et sur la souscription ou l'augmentation d'une police cyber affirmative, qui déplace les trous et les doubles de tout le reste du programme
Un tableau périmé ne se contente pas d'être inutile, il fait prendre une décision sur une image fausse, ce qui est la seule chose pire que de n'en pas avoir. La proposition sur la mise à jour au fil des renouvellements décrit le rythme normal, qui est juste pour une ligne, et manque que trois évènements déplacent les figures de TOUTES les lignes à la fois. Celle qui s'en remet au renouvellement de chaque ligne fait la même erreur en la présentant comme exhaustive : refaire vingt lignes une par une ne recroise jamais les vingt. Celle qui juge sur la clause la plus ancienne prend l'âge d'un texte pour la validité d'une lecture croisée, alors qu'une acquisition ajoute des contrats sans vieillir aucun des autres.
Fiche du glossaire · police-stand-alone