Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. La garantie automatique des acquisitions nouvelles repose sur trois paramètres. Lesquels, et lequel n'est pas une borne ?
Un plafond, une base d'évaluation et un délai de déclaration ; le délai n'est pas une borne mais une obligation de faire
La distinction compte parce que deux paramètres se subissent et le troisième se fait : un plafond et une base d'évaluation s'appliquent tout seuls, un délai demande que quelqu'un envoie une liste. C'est le seul endroit du contrat où la garantie dépend d'une date d'envoi de courrier, et c'est aussi celui qu'on manque le plus, la tâche étant déléguée à qui traite les papiers plutôt qu'à qui achète. Le collectionneur qui achète croit avoir une garantie ; il a une garantie sous conditions dont il ignore généralement les trois.
Fiche du glossaire →2. Un objet acheté et non encore déclaré est détruit. Sur quelle base se règle-t-il, et pourquoi est-ce une collision avec la règle fondatrice de la branche ?
Sur la valeur de marché au jour du sinistre, avec l'expertise que la valeur agréée existait pour éviter : un objet non déclaré ne peut pas avoir de valeur agréée, personne n'ayant rien agréé
Deux régimes d'évaluation coexistent ainsi à l'intérieur d'une même police, et le collectionneur ne sait pas, à un instant donné, lequel s'applique à quel objet. C'est le point à retenir plutôt que la seule perte de la valeur agréée : la garantie tient, la convention d'évaluation tombe, et l'on se retrouve à discuter la cote d'un artiste devant un expert. Les réponses qui proposent une analogie, une moyenne ou un prix d'adjudication opposable inventent des mécanismes de remplacement que la police ne prévoit pas : agréer est un acte, il n'a pas eu lieu.
Fiche du glossaire →3. Le plafond de la garantie automatique s'exprime en pourcentage de la somme assurée totale. Qui protège-t-il le mieux ?
Les acquisitions qui comptent le moins : il décrit une collection qui grandit par petites touches, une pièce majeure peut le dépasser à elle seule, et l'excédent n'est ni réduit ni proraté
Le dispositif a été calibré sur un comportement moyen, et il décrit très mal un collectionneur qui achète une pièce majeure : c'est exactement l'inverse de ce que son utilisateur croit, et l'excédent n'est pas assuré du tout plutôt que partiellement. La réponse qui fait croître la protection avec la collection confond l'assiette du pourcentage avec ce qu'un achat unique représente. Croire à une révision automatique à chaque renouvellement décrit ce qui se passerait si quelqu'un s'en occupait, ce qui est précisément le sujet du module.
Fiche du glossaire →4. Le tableau des valeurs dérive dans les deux sens. Quel est le mouvement que personne ne traite, et pourquoi les deux dérives ne se compensent-elles pas ?
Les cessions non retirées : une œuvre vendue continue de produire de la prime alors que l'intérêt assurable a disparu, et les deux dérives ne portent pas sur les mêmes objets
La dérive du bas ne fait pas peur, et c'est pour cela qu'on ne la traite pas : elle coûte de la prime sans rien garantir, puisque sans intérêt il n'y a pas d'assurance. La seconde moitié de la réponse est ce qui interdit de se rassurer par compensation : le tableau est trop court en haut par les acquisitions non déclarées et trop long en bas par les cessions non retirées, et ces deux erreurs ne portent pas sur les mêmes objets, donc l'une ne rattrape jamais l'autre. Les autres réponses nomment des mouvements réels d'un tableau, qui n'ont pas cet effet asymétrique.
Fiche du glossaire →5. Quelle est la discipline utile, et pourquoi le module la présente-t-il comme la moins coûteuse de la certification ?
Le mettre à jour à l'achat et à la vente, dans le même geste que le paiement : tout le reste de la branche demande un expert, ceci ne demande qu'une habitude
Le rattachement au geste de payer est ce qui fait la différence, parce qu'il traite la cause : le renouvellement arrive trop tard pour un objet acheté onze mois plus tôt, et il ne rappelle rien sur les ventes. La comparaison avec le reste de la branche est le second point du module et elle rend l'omission difficile à défendre : la dépréciation demande un constat d'état, la désattribution un comité, la valeur agréée une négociation, et ceci demande un courriel qui décide pourtant du régime d'évaluation applicable le jour d'un sinistre.
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