Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Une police de dirigeants joue en base réclamation. De quoi répond-elle exactement ?
Des réclamations formées pendant sa période, et non des actes commis pendant elle
Le déplacement est simple à énoncer et difficile à intégrer, parce que l'intuition rattache naturellement une garantie au moment de la faute : ici la date qui compte est celle de la réclamation, et c'est de là que vient tout le reste du module. Un dirigeant peut être mis en cause des années après une décision, et la police qui couvrait l'époque de cette décision aura expiré. La réponse cumulative décrit une base mixte que certaines rédactions retiennent effectivement, et la confondre avec la règle générale conduit à croire qu'un acte ancien reste couvert par une police nouvelle, ce qui est faux dans les deux sens.
Fiche du glossaire →2. Que fait exactement le run-off, et quand s'achète-t-il ?
Il n'ouvre aucune garantie nouvelle : il maintient une fenêtre ouverte sur une période fermée, au profit de ceux qui partent, et s'achète à la réalisation au plus tard
Les deux moitiés de la réponse se tiennent : parce qu'il ne couvre rien de neuf, il porte sur une période qui se referme à la réalisation, et parce qu'il se rattache à la police existante, il faut que celle-ci vive encore quand on l'achète. C'est la seule protection d'une opération qu'un retard fait disparaître au lieu de la renchérir, et c'est ce qui la distingue de toutes les autres lignes du calendrier, où arriver tard coûte plus cher sans rien fermer. La réponse qui parle de transfert à l'acquéreur décrit un geste que rien n'oblige et que l'acquéreur n'a aucune raison d'accomplir une fois l'opération faite.
Fiche du glossaire →3. Le run-off protège des personnes qui ne participent pas à la négociation. Quelle conséquence pratique en tirer ?
Celui qui hérite de la tâche a parfois un intérêt contraire au leur : cela s'écrit en obligation chiffrée dans le contrat de cession, pas en intention
Une intention de bonne volonté ne survit pas à un arbitrage budgétaire mené par quelqu'un dont ce n'est pas la protection, quelques jours avant la réalisation, dans une liste de dépenses à trancher. C'est pourquoi la durée, le montant et le porteur de la charge s'écrivent, et la vérification tient en une ligne du contrat plutôt qu'en une confiance. La réponse qui compte sur la représentation par la société oublie que la société change de mains précisément à ce moment. Celle qui renvoie à une souscription postérieure décrit l'issue que la question précédente ferme, la police d'origine ayant alors expiré.
Fiche du glossaire →4. Après la cession, un ancien dirigeant est mis en cause et la société refuse de l'indemniser. Quel volet de la police compte pour lui ?
Seulement celui qui le paie directement : le volet de remboursement ne vaut rien pour un dirigeant que la société refuse d'indemniser
Le volet de remboursement suppose que la société ait payé, et une société qui vient de changer d'actionnaire n'a aucune raison de payer pour les décisions de ceux qui l'ont vendue : le seul volet qui compte alors est celui qui paie le dirigeant sans passer par elle. La distinction paraît technique tant qu'on lit la police en montants, et elle décide de tout dès qu'on la lit en flux. Croire qu'aucun volet ne joue faute d'indemnisation par la société revient précisément à ne connaître que le volet de remboursement.
Fiche du glossaire →5. Parmi les échéances du calendrier d'une cession, qu'est-ce qui rend celle du run-off différente de toutes les autres ?
Un retard la fait disparaître au lieu de la renchérir : partout ailleurs, arriver tard coûte plus cher et ne ferme rien
C'est ce qui justifie qu'elle figure au calendrier plutôt que dans une liste de points à traiter : partout ailleurs, un retard se paie et se rattrape, ici il supprime une possibilité. Le savoir change l'ordre dans lequel on traite une liste de fin d'opération, et c'est le seul effet utile de ce module sur la conduite d'un dossier. La réponse qui invoque le coût désigne un paramètre réel et sans rapport : le run-off est la seule ligne dont la date est absolue, et son prix n'y change rien.
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