Couverture naturelle
Compensation supposée entre un portefeuille de mortalité et un portefeuille de longévité au sein d'un même assureur vie composite.
Cox et Lin étudient en 2007, dans le North American Actuarial Journal (« Natural Hedging of Life and Annuity Mortality Risks »), l'idée de couverture naturelle. Un assureur porte à la fois des garanties décès, où il paie si l'assuré meurt tôt, et des rentes, où il paie tant que le rentier vit. Il se trouve donc en partie immunisé contre les surprises démographiques : si la vie s'allonge, ce qu'il perd sur les rentes, il l'économise sur le décès. Cette symétrie justifie le modèle composite et une part de l'exigence de capital. Elle repose pourtant sur un postulat jamais énoncé, que les deux portefeuilles vivent dans la même population. Une thérapie sélective, accessible d'abord aux rentiers aisés, frappe fort là où elle coûte et faiblement là où elle rapporterait. L'économie sur le décès ne compense plus qu'une fraction de la perte sur les rentes, et le composite peut finir en perte nette sur un dispositif censé le protéger.
Cas d'école : si une molécule de longévité améliore la survie des rentiers de trois points et celle des assurés décès d'un seul, le composite subit une perte nette sur un dispositif présenté comme protecteur.
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