EternalBlue
Outil d'exploitation d'une faille de Windows développé par la NSA, volé puis publié en 2017, qui a propulsé WannaCry et NotPetya à quelques semaines d'intervalle.
EternalBlue exploitait une faille du protocole de partage de fichiers de Windows pour exécuter du code à distance, sans aucune action de l'utilisateur, ce qui permet à un programme malveillant de se propager seul d'une machine à l'autre. L'agence de renseignement américaine l'avait conservé pour ses propres opérations, et il a été publié par un groupe se faisant appeler les Shadow Brokers. Microsoft avait corrigé la faille un mois plus tôt, mais des centaines de milliers de systèmes n'avaient pas appliqué le correctif, et c'est cet écart qui a fait les deux plus grands événements cyber de l'année. Pour l'assurance, EternalBlue réunit trois questions en une : la dette de correctifs de l'assuré, l'accumulation d'un même vecteur sur des milliers de victimes, et l'attribution à un État, qui a nourri le contentieux sur l'exclusion de guerre après NotPetya. Il montre aussi qu'une arme conçue par un État peut échapper à son contrôle et devenir un risque pour tous.
Microsoft a publié le correctif MS17-010 le 14 mars 2017, et les Shadow Brokers ont diffusé EternalBlue le 14 avril ; WannaCry l'a employé le 12 mai 2017 contre plus de 200 000 ordinateurs dans environ 150 pays, puis NotPetya le 27 juin 2017.
MS17-010, CVE-2017-0144, exploit de la NSA
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