Fermeture volontaire des systèmes
Extension de la perte d'exploitation cyber qui couvre l'arrêt décidé par l'assuré lui-même pour contenir un incident, alors que ses systèmes ne sont pas encore, ou pas tous, atteints.
La perte d'exploitation cyber a longtemps été rédigée comme la conséquence d'une interruption des systèmes causée par un incident. Or, dans les attaques réelles, une part importante de l'arrêt ne vient pas de l'attaque mais de la décision de l'assuré de tout couper pour empêcher la propagation : déconnecter les sites, suspendre la production, isoler les réseaux industriels. Une rédaction stricte laissait cette perte hors garantie, puisqu'aucun système n'avait été interrompu par l'attaquant. L'extension de fermeture volontaire répare ce défaut en couvrant l'arrêt décidé raisonnablement pour contenir un incident réel ou limiter ses conséquences, parfois à la demande d'une autorité. Elle pose au souscripteur une question d'aléa moral : un assuré peut prolonger l'arrêt au-delà du nécessaire. Les polices y répondent par une définition exigeante de la décision raisonnable, une franchise temporelle et, souvent, une sous-limite ou une durée maximale. La garantie illustre un trait propre au cyber : la meilleure décision de gestion de crise peut coûter plus cher que le dommage technique, et l'assurance doit l'encourager au lieu de la pénaliser.
Frappé par un rançongiciel le 19 mars 2019, le groupe d'aluminium Norsk Hydro a isolé ses usines et basculé plusieurs lignes de production en mode manuel, et a estimé le coût total de l'attaque à environ 800 millions de couronnes norvégiennes. Une grande partie de la perte provenait de ce ralentissement décidé pour contenir l'attaque, et non du chiffrement lui-même.
voluntary shutdown, arrêt volontaire préventif, interruption volontaire des systèmes
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