FPSO (unité flottante de production, stockage et déchargement)
Navire, souvent un pétrolier converti, qui traite le brut d'un champ en mer, le stocke et le décharge vers des navettes ; l'actif réunit sur une même coque un risque marine et un risque industriel.
Un FPSO est une usine de traitement posée sur une coque. Le brut remonte par les colonnes ascendantes depuis les puits sous-marins, passe par les unités de séparation et de compression, se stocke dans les cuves de la coque, puis part vers un pétrolier navette. L'ensemble est amarré au fond par une tourelle autour de laquelle il pivote avec la houle et le vent. L'assurance se complique parce que l'actif est deux choses à la fois. Comme navire, il relève de la police corps (hull) et de la responsabilité maritime ; comme usine, des dommages industriels, de la perte d'exploitation et du contrôle de puits. Les polices se rencontrent à la frontière : l'incendie de la zone de traitement est un dommage industriel, la rupture d'une ligne d'amarrage un sinistre maritime, et la perte de production après l'un ou l'autre se règle sous la garantie du champ. Une défaillance de tourelle ou d'amarrage peut obliger à débrancher l'unité et la déplacer, ce qui arrête toute la production d'un champ qui n'a pas d'autre sortie. Les FPSO sont souvent des tankers convertis âgés de dix à vingt ans, et l'expert regarde la fatigue de la coque avec autant de soin que la sécurité du procédé. À ne pas confondre avec la FSRU, qui regazéifie du GNL au lieu de traiter du brut.
Cas d'école : un FPSO de 120 000 barils par jour au large du Brésil casse une ligne d'amarrage par gros temps et doit se débrancher. Réparation de la tourelle : 40 millions de dollars. Arrêt de production : 70 jours, soit 8,4 millions de barils non produits. La perte d'exploitation, bien plus lourde que la réparation, se règle sous la police du champ après la franchise en jours.
FPSO, unité flottante de production, navire de production et de stockage, barge de production
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