Frais supplémentaires de l'exploitant (OEE)
Police propre à l'exploration-production qui rembourse à l'opérateur d'un puits les dépenses exceptionnelles de reprise de contrôle, de reforage et de dépollution après une éruption, indépendamment des dommages à ses propres équipements.
Un opérateur de forage perd le contrôle d'un puits en mer du Nord un dimanche de novembre. Avant que la plateforme ne soit sauvée ou perdue, des dépenses partent : navires d'intervention, spécialistes de la lutte contre l'éruption, puits de secours, évacuation du personnel, et ensuite le reforage et la dépollution. La police des frais supplémentaires de l'exploitant, l'OEE, paie ces dépenses-là. Elle ne paie pas la plateforme, qui relève de la police corps ou dommages, ni la responsabilité envers les tiers, mais l'argent que l'opérateur doit sortir de sa poche pour reprendre la main sur son propre puits. Elle se souscrit puits par puits ou par programme de forage, avec une limite par événement qui se compte en dizaines de millions de dollars, une franchise en dollars propre à chaque puits et, souvent, des sous-limites distinctes pour la dépollution et pour le reforage. Le marché la place à Londres sur des formulaires spécialisés et l'adosse à des réassureurs facultatifs, parce que le sinistre type est rare et énorme. Deepwater Horizon en 2010 a montré que la limite de l'OEE se consomme en jours quand le puits est profond. À ne pas confondre avec l'assurance contrôle de puits au sens large, dont l'OEE est le cœur : l'OEE nomme la police, le contrôle de puits nomme le péril.
Cas d'école : un opérateur fore un puits d'exploration avec une limite OEE de 50 millions de dollars et une franchise de 250 000 dollars. Une éruption coûte 38 millions de reprise de contrôle et 22 millions de reforage. L'assureur paie 49,75 millions, soit la limite, après franchise ; le solde de 10,25 millions reste à la charge de l'opérateur.
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