Fraude en tant que service
Location de capacités de falsification clé en main, mettant des attaques de qualité professionnelle entre les mains d'amateurs.
En février 2024, 404 Media révèle OnlyFake, un site qui vendait 15 dollars pièce des photos de faux papiers d'identité générées par réseau de neurones. Le journaliste en a fait passer une au contrôle d'identité de la plateforme crypto OKX. La fraude en tant que service désigne un modèle, calqué sur le rançongiciel à la demande, où des prestataires louent au mois des capacités de falsification, génération d'images, de documents synthétiques ou d'identités, voire des agents de fraude autonomes. Il abaisse drastiquement la barrière technique : des attaques de qualité professionnelle passent à la portée d'amateurs, et la fraude s'industrialise en même temps qu'elle se professionnalise. Cette combinaison prend les défenses traditionnelles à revers et explique l'envolée mesurée des cas de fraude assistée par IA, multipliés par quatre entre 2022 et 2025. Elle transpose à la fraude assurantielle la logique des écosystèmes criminels « en tant que service », déjà observée en cybercriminalité.
Cas d'école : un amateur loue pour quelques dizaines de dollars par mois un service en ligne qui génère à la demande de faux justificatifs de sinistre, sans aucune compétence technique.
fraud-as-a-service, FaaS
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