Garantie d'atteinte à la réputation
Garantie qui indemnise la baisse de résultat subie par une entreprise lorsque des clients s'en détournent après un incident cyber rendu public, distincte des frais de communication de crise.
Après une fuite de données ou une attaque médiatisée, une entreprise peut perdre des clients bien après le retour à la normale de ses systèmes : des abonnés résilient, des prospects renoncent, des partenaires suspendent leurs commandes. Cette perte n'est pas une perte d'exploitation classique, qui s'arrête quand l'activité redevient possible ; elle naît de la défiance. La garantie d'atteinte à la réputation l'indemnise. Elle compare le résultat de l'entreprise pendant une période donnée, souvent six à douze mois après la publication de l'incident, à ce qu'il aurait été sans lui, et paie la différence attribuable à la publicité négative. Elle exige en général que l'incident ait été rendu public, par la presse, les réseaux sociaux ou une notification réglementaire, et exclut les baisses dues à d'autres causes. Elle se distingue des frais de gestion de crise, conseil en communication, relations presse, qui figurent dans presque toutes les polices cyber, et qui visent à limiter l'atteinte plutôt qu'à la compenser. Le produit est difficile à tarifer et à régler : isoler l'effet de la réputation parmi les causes d'une baisse de chiffre d'affaires demande une expertise comptable contestable. C'est pourquoi il reste proposé sous des sous-limites étroites, avec une franchise en durée.
Cas d'école : une banque en ligne subit une fuite de données largement relayée par la presse. Ses systèmes fonctionnent normalement, mais les ouvertures de comptes chutent de 30 pour cent pendant neuf mois. L'expert-comptable mandaté établit à 1,2 million d'euros la marge perdue attribuable à l'incident, que la garantie paie dans sa limite.
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